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Cimetière bancaire

Écrit par Ben-Clet. Publié dans Apostrophe

En 2016, la Banque centrale du Congo (BCC) a placé sous tutelle administrative la Banque internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC), la FiBank et la Mutuelle d’épargne et de crédit du Congo (Mécréco). Ces vingt dernières années, la RDC a enregistré une inflation des faillites bancaires ayant entraîné la perte par les épargnants de tous leurs dépôts.

Un expert, Noël K. Tshiani, nous apprend que lorsqu’une institution bancaire X ou de crédit Y devient incapable de respecter les exigences de liquidités et de solvabilité, la BCC a le droit de la placer sous «administration provisoire» aux fins de son éventuel redressement.

Légalement, la BCC dessaisit les organes de la banque X ou Y de leurs pouvoirs d’administration et de gestion. Elle nomme ensuite des comités «d’administration provisoire» composés de personnes de son choix, y compris celles qui avaient la charge de prévenir la faillite. Sur papier, «l’administration provisoire» a pour mission de redresser la banque en faillite et de sauver ainsi l’épargne du public.

À l’analyse, la fameuse «administration provisoire» précède de peu la «liquidation». Ici, l’expert de la Banque mondiale affirme que les «administrations provisoires» made by BCC se lancent dans la liquidation, directement ou indirectement, avec l’aide d’un liquidateur extérieur. Au bout du processus de liquidation, ces mêmes cadres achètent directement ou indirectement les biens immeubles de la banque mise en liquidation. Il y a conflit d’intérêt manifeste !

 

Pas étonnant. Le cimetière bancaire de la BCC s’élargit : Biac, FiBank, Banque congolaise, Nouvelle Banque de Kinshasa, Banque de Kinshasa, Banque zaïroise pour le commerce extérieur (BZCE) !  Donc, la BCC : pompier ou pyromane?

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