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Violation du moratoire sur les forêts congolaises : Greenpeace accuse

Écrit par Olivier Kaforo. Publié dans A la Une

La RDC doit ouvrir l’œil et le bon. Sinon, elle risque de se retrouver avec des concessions forestières entièrement attribuées à des tiers.

Les forêts congolaises continuent à faire l’objet de rapports d’enquête tant au niveau national qu’international. Des organisations de défense de droits de l’Homme ne cessent de relever les différents dysfonctionnements qui minent la bonne marche de la politique de gestion environnementale. La dernière en date, c’est l’Ong anglaise Greenpeace. 

« Après avoir décrié et condamné les malversations orchestrées par son prédécesseur Bienvenu Liyota Ndjoli, Robert Bopolo Bongeza, ministre sortant en charge de l’Environnement a attribué à son tour 2 titres forestiers en violation flagrante du moratoire de 2002 interdisant l’attribution de nouvelles concessions forestières sur toute l’étendue de la RDC », déplorent les experts de Greenpeace.

Dans un rapport rendu public le mercredi 1er février, Greenpeace Afrique accuse la République démocratique du Congo (RDC) d’avoir violé de nouveau son propre moratoire. Le rapport révèle qu’en septembre 2016, près de 400 milles hectares des forêts dans les provinces de la Tshopo et de la Mongala dans l’ancien Equateur, ont été attribuée irrégulièrement à Faustin Lokinda, Président du Conseil d’administration du groupe « Les Bâtisseurs du Congo » (GBC). Est également accusé par Greenpeace, un conseiller du chef de l’Etat Joseph Kabila, en charge de l’agriculture et du développement rural ainsi que Jacques Mokako Nzek, Député national.

« Cet acte met en évidence l’incohérence du gouvernement congolais qui veut d’une part l’appui financier de CAFI tout en négligeant complètement son propre moratoire institué en 2002 », a commenté Irène Wabiwa Boteko, Chargée des campagnes forêts à Greenpeace.

Selon le magazine environnemental Environews-rdc, cette nouvelle entorse intervient quelques mois après la visite du ministre norvégien du Climat et Environnement, VidarHelgesen dont la mission en République démocratique du Congo était entre autres de préparer le décaissement de 200 millions de dollars américains des fonds CAFI en faveur de la RDC.

Le coordonnateur de Greenpeace-RDC, Raoul Mosembula fustige le comportement qu’il juge incivique des certaines autorités congolaises qui, selon lui, violent intentionnellement les lois du pays, sans en être punis. « Devons-nous continuer à vivre comme ça ? Les mêmes choses doivent-elles persister ? C’est inacceptable. Nous demandons à la justice de faire son travail sans état d’âme », a-t-il insinué.

Afin de s’assurer que l’argent des bailleurs de fonds internationaux n’est pas gaspillé et détourné des objectifs fixés, Greenpeace sollicite du CAFI que soient suspendues toutes les actions de décaissement en faveur de la RDC. Ce qui pourra permettre de faire la lumière sur les violations répétitives et impunies du moratoire de 2002, et la mise en place des mécanismes de contrôles adéquats.

 

La RDC a déjà reçu du programme CAFI 40 millions de dollars américains. Le Pays s’était engagé, à travers sa lettre d’intention adressée à CAFI, de respecter le moratoire sur l’attribution de nouvelles concessions forestières. Contre toute attente, le pays ne cesse de briller par le non-respect de ses engagements. Ce que déplorent bon nombre d’experts.

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