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Monnaie et finances publiques : la coordination gouvernement - Banque centrale s’impose

Écrit par F.K.. Publié dans A la Une

Le gouvernement doit reprendre le contrôle de la Banque centrale du Congo. L’émission des faux billets de 5.000, 10.000 et 20.000 Fc dont quelques complices se terrent à la Banque centrale du Congo est une belle illustration de la complaisance dans laquelle baigne l’Institut d’émission. À l’instar de Matata, son prédécesseur, le Premier ministre Badibanga doit avoir un droit de regard sur ce que fait la Banque centrale du Congo. C’est la survie de son programme économique qui est en jeu.

Il est révolu le temps où le gouvernement faisait le point chaque début de semaine de la situation économique, financière et monétaire. Le rituel consacré par l’ex-Premier ministre Matata Ponyo a été abandonné on ne sait pour quelle raison. Si bien qu’aujourd’hui, entre la Banque centrale du Congo et le gouvernement, chacun en ce qui le concerne, essaie de faire à sa manière. On ne peut donc s’étonner que la Banque centrale du Congo organise, en interne, une fuite de plusieurs milliards de francs congolais en coupures de 5.000, 10.000 et 20.000 Fc non homologués par l’Institut d’émission.

Dans cette arnaque du début de l’année, le gouvernement – mieux le Premier ministre Badibanga – n’a vu que du feu. Pouvait-il en être autrement ? Ce n’est pas évident. Car, depuis un temps, la Banque centrale du Congo qui a retrouvé toute son autonomie avec le départ de Matata Ponyo, évolue en électron libre. Son gouverneur, Deogratias Mutombo, qui a toujours rêvé de s’affranchir de la présence permanente de Matata, jubile. Personne ne le suit de très près, comme ce fut le cas avec Matata. Il a les mains libres, se réfugiant sans doute derrière la pseudo-indépendance de la Banque centrale du Congo que lui consacre la loi du 7 juillet 2002. Il n’a donc plus l’obligation de faire le point, chaque lundi devant le Premier ministre, de la situation monétaire du pays.

Avec cette liberté reconquise, la Banque centrale du Congo s’est laissé aller dans un jeu dangereux. L’institut d’émission a perdu toute la rigueur de l’époque Matata. En conséquence, elle n’a rien vu venir. C’est tard, bien après qu’une masse importante de faux billets a été injecté dans l’économie, que la Banque centrale s’est enfin ressaisie. Entre-temps, les dégâts sur l’économie sont inimaginables.

S’inspirer de méthodes qui portent

Les bonnes méthodes, on ne les change pas. A la limite, on les améliore. Question : pourquoi le gouvernement Badibanga ne s’est-il pas inspiré des méthodes porteuses de Matata en matière de suivi et coordination de la politique économique ? Il est prouvé que ces méthodes ont permis à la RDC de connaitre près de cinq ans de stabilité monétaire et financière, avant que la chute des cours des matières premières ne vienne tout basculer.

De tout temps, on a toujours prôné une parfaite coordination entre la Banque centrale du Congo et le gouvernement dans la mise en œuvre et la conduite de la politique économique. Etant attendu que la Banque centrale se concentre sur la politique monétaire, alors que le gouvernement se déploie sur le champ de la politique budgétaire. C’est cette parfaite collaboration entre les deux principaux pôles de la politique économique qui a été à la base des résultats économiques encourageants enregistrés entre 2010 et 2015.

Le gouvernement devrait revenir sur cette évidence. L’indépendance de la Banque centrale du Congo n’est pas une raison pour laisser mains libres à l’Institut d’émission de faire ce qu’il veut. Car, en matière monétaire, toute mauvaise gestion de la monnaie a des répercussions parfois dramatiques sur l’ensemble de l’économie nationale. Il faut craindre que la confiance se brise entre la Banque centrale du Congo, émetteur des billets, et les agents économiques, principaux utilisateurs de cette monnaie. Or, cette confiance qui commençait à s’affirmer au jour, depuis le lancement réussi en 2013 des coupures de 5.000, 10.000 et 20.000 Fc, est en train de s’effriter. A ce niveau, les responsabilités sont partagées. D’un côté, il y a le gouvernement qui a péché par son atonie et son incapacité de dicter le rythme à l’Institut d’émission. Et de l’autre, il y a la Banque centrale du Congo qui s’est laissé dans un libertinage monétaire suicidaire pour l’économie.

Aujourd’hui, la voie à suivre est bien simple : le Premier ministre Badibanga doit avoir un droit de regard sur ce que fait la Banque centrale du Congo. Car, lorsque l’édifice va s’écrouler, c’est à lui qu’on va poser des questions et non au gouverneur de la Banque centrale du Congo. Ce dernier doit se sentir contrôler. Ses actions, ses décisions ne doivent pas être en déphasage avec les objectifs du gouvernement.

En la laissant faire, la Banque centrale a démontré qu’elle est capable de tout. Jusqu’à injecter des coupures des francs congolais non répertoriés dans sa programmation budgétaire. On parle de complicités internes au sein de l’Institut d’émission. Ce qui est encore plus flagrant. Le Premier ministre Badibanga doit mettre tout en œuvre pour discipliner la Banque centrale. Sinon, c’est tout son programme économique qui fondra comme neige au soleil.

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