A la Une

Nikki Haley à Kinshasa : Un message fort de Trump à Kabila

Nikki Haley à Kinshasa : Un message fort de Trump à Kabila

Annoncée depuis la dernière assemblée générale des Nations unies, l’ambassadrice des Etats-Unis à...

Le démineur

Le démineur

Aussitôt que le témoin lui a été passé par son homologue angolais, le nouveau pilote de la...

Qui a bu boira

Qui a bu boira

À l’heure actuelle, accepter de travailler avec le gouvernement congolais, c’est porter un...

RDC: Une responsabilité historique pour un nouveau départ

RDC: Une responsabilité historique pour un nouveau départ

Les USA et l’UE sont d’accord pour une transition sans Kabila. Raison, préparer en toute sérénité...

La tension monte

La tension monte

Il n’y aura pas d’élections en décembre 2017. C’est une certitude. Comme en 2016, la République...

Imprimer

La CPI et le massacre du Kasaï : les informations inscrites au registre du Procureur

Écrit par Donatien Ngandu Mupompa le . Publié dans A la Une

L’Institut de recherche en droits humains (IRDH) se réjouit des positions de la Cour pénale internationale et de l’ONU sur ce qu’il considère comme un crime contre l’humanité.

Les chercheurs du Projet d’application des droits civils et politiques (PAD-CIPO) de l’IRDH se félicitent de la réponse de la Cour pénale internationale (CPI) à la lettre ouverte lui adressée le 19 février 2017, intitulée : « OYO AKUFI TE », ainsi que de la prise de position du Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme sur les violations graves des droits humains en RDC.

En effet, dans son accusé de réception du 6 mars 2017, le Bureau du Procureur de la CPI érit à l’IRDH que « les informations ont été inscrites, comme il se doit, au registre des communications du Bureau et recevront toute l’attention voulue, conformément aux dispositions du Statut de Rome de la Cour pénale internationale ».

La réponse de la CPI coïncide avec la position ferme (publiée le 7 mars 2017) du Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, le prince de Jordanie Zeid Ra’ad Al-Hussein, qui demande à la RDC l’établissement d’une commission d’enquête sur « la découverte de trois charniers » et des graves allégations de violations des droits humains, notamment des « meurtres par des soldats » dans les provinces du Kasaï et de Lomami.

La lettre de l’IRDH demandait au Bureau de Madame la Procureure de la CPI, Fatou Bensouda, d’ouvrir une enquête urgente sur un massacre présumé de la population civile du village Mwanza Lomba, situé au Kasaï Oriental. La gravité des faits et leur négation en bloc par le gouvernement portaient à croire que l’Etat congolais n’avait pas l’intention de rendre justice aux victimes que le porte-parole du gouvernement qualifiait, a priori, de « groupe terroriste » agissant sous le label de la milice de Kamwina-Nsapu.

La vidéo incriminée

Et pourtant, l’élément vidéo montrait les faits suivants : un groupe de soldats, habillés en uniformes des Forces armées de la RDC (FARDC), équipés d’armes à feu, recevaient des instructions de viser les victimes à la tête et à la poitrine. Par la suite, sans aucune sommation de se rendre ou de retourner dans leurs cases, le commandant avait effectivement ordonné d’ouvrir le feu sur des civils non armés, en train de chanter.

Au bout de quelques temps, les militaires s’étaient rapprochés de leurs victimes et s’étaient mis à achever à bout portant les blessés et survivants couchés à terre.

En somme, l’IRDH se félicite du fait que la Cour pénale internationale (CPI) affirme être au courant des faits pré-rappelés, constitutifs de massacre de Mwanza Lomba et que les documents soumis subissent le traitement administratif normal. En plus, il y a lieu d’être satisfait de la recommandation du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, car, elle forme un mécanisme de suivi du gouvernement qui ne garantit pas de justice aux victimes, pour les raisons suivantes : le président de la République, commandant suprême des Forces armées n’a jamais réagi aux allégations de graves violations des droits humains, ni en compassion avec les victimes ni en s’indignant de l’atrocité rarissime avec laquelle les faits présumés seraient commis.

De son côté, le porte-parole du gouvernement, M. Mende Omalanga Lambert, avait d’abord nié tous les faits en bloc, en les taxant de montages grossiers d’opposants politiques en exil, avant de les justifier en disant que les militaires avaient réagi contre des groupes « terroristes ». Cela, avant de prétendre que des officiers seraient poursuivis.

Pour sa part, le ministre de l’Intérieur, M. Ramazani Shadari, avait prétendu que c’était une fiction, une simulation filmée par des militaires au cours de l’une des séances d’entrainement. Version qu’il n’a jamais démentie.

Enfin, le ministre des Affaires étrangères, She Okitundu Léonard, avait reconnu les faits et promis des enquêtes recommandées par le chef de l’Etat. Ces enquêtes n’ont jamais étaient annoncées au souverain primaire.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Articles récents

C’est une grogne qui ne dit pas son nom. Les présidents des assemblées provinciales n’en peuvent plus. Au point de lancer leur cri de détresse dans les médias. En escale à Kinshasa en attendant la...

Facebook FanBox