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Course contre la montre

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans A la Une

Le pays va mal. Des extrémistes diront « très mal ». Avec une situation politique aussi catastrophique, l’on n’est pas loin du chaos. Très peu d’hommes et femmes politiques rationnels et une multitude de médiocres.

L’heure n’est plus à la distraction. Il y a obligation de mettre hors d’état de nuire tous les opportunistes, ventriotes et autres races de « vipère ». Des « politichiens » sans moralité et qui ne ratent aucune occasion de faire le plein avec de l’argent sale.

En ce moment, la République démocratique du Congo a besoin du soutien de tout son peuple pour redécoller. Et la classe politique ne peut faire que ce que demande le peuple, dans le strict respect de la loi. Le refrain de partage de postes doit figurer parmi les cadets des soucis afin d’espérer se diriger vers une voie salvatrice.

La course contre la montre doit être de mise, dans le souci de satisfaire un peuple déjà meurtri, soucieux de l’incertitude de son vécu quotidien ainsi que de son lendemain.

Fini donc des querelles inutiles. Arrêtons de faire croire à l’opinion que nous nous battons pour lui alors qu’en réalité, ce que l’on vise, c’est des intérêts égoïstes.

Dans des pays sérieux, des démissions devaient se poursuivre en cascade. Car, au stade actuel, toute la classe politique a montré ses limites. Il ne reste qu’au peuple souverain de sanctionner. Et le moment venu, la sanction du peuple au nom duquel l’on prétend parler, va peut-être étonner.

L’élite congolaise – encore qu’il faudra se rassurer qu’il en existe encore une – doit pleinement jouer son rôle, celui d’être la lanterne.

La course contre la montre signifie, dans ce cas précis, oublier les intérêts personnels pour l’intérêt supérieur de la nation. Elle signifie aussi le souci de faire les choses selon les règles de l’art, apporter des solutions durables aux problèmes du souverain primaire.

A l’opposition comme au pouvoir, le souci d’écarter les médiocres doit figurer parmi les priorités. Les règles du jeu doivent être établies en toute objectivité, dans le but de construire une classe politique capable de répondre aux desiderata des Congolais. C’est alors que l’on peut espérer bâtir une société digne d’être comptée dans le concert des Nations.

 

 

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