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Lukula : la Société civile dénonce des incursions des militaires angolais

Écrit par RFI le . Publié dans Online Dépêches

L'armée angolaise est accusée d’avoir traversé la frontière du côté de l’Enclave de Cabinda. Ils ont enlevé deux hommes suspectés d’être militants du Front de libération de l’enclave de Cabinda (FLEC), sous administration angolaise.

 

Les militaires angolais ont de nouveau fait incursion sur le sol congolais par le village Kai Nganga, territoire de Lukula dans la province du Kongo Central, dans la nuit de mardi à mercredi 8 mars, a alerté la Société civile de Lukula. Ces soldats ont arrêté et amené de l’autre côté de la frontière deux personnes, a précisé Raphaël Nzau Ndundu, secrétaire de la Société civile du secteur Kakongo à Lukula.

« Il est trois heures du matin lorsqu’une douzaine de soldats entrent dans la maison », raconte une habitante depuis son lit d’hôpital. Ils ont ouvert le feu sur elle avant de la ligoter, de bâillonner ses enfants et d’emporter son mari, blessé par balle aux deux jambes, renseigne RFI.

Dehors, les soldats prennent un autre homme avec eux avant de disparaître en direction de la frontière angolaise, à trois kilomètres de là. Les habitants de Kai-Nganga sont formels : les soldats parlent portugais et Kiwoyo, notre dialecte. « C’est la quatrième incursion depuis le début de l’année, soupire l’un d’entre eux. Ils viennent chercher ceux qu’ils soupçonnent de faire partie du FLEC », le mouvement indépendantiste du Cabinda. Selon leurs proches, les deux disparus n’avaient aucune activité politique.

La gouverneure de Cabinda dit n’avoir aucune information à ce sujet. Mais des sources congolaises confirment l’incident et l’ouverture d’une enquête. Depuis Genève, le porte-parole du FLEC dénonce une intensification des opérations militaires contre les Cabindais à l’approche des élections générales, y compris par-delà les frontières.

Selon le secrétaire de la Société civile du secteur Kakongo à Lukula, signale de Radiookapi.net, plusieurs villages de Lukula sont victimes de ces incursions des soldats angolais, disent être à la recherche des rebelles du Front de libération de l’enclave de Cabinda.

Pour sa part, le chef de secteur de Kakongo, Jim José Lelo Nlandu, a confirmé les faits, indiquant avoir déjà informé sa hiérarchie. Mais, en attendant, des patrouilles mixtes vont augmenter vers cette zone frontalière à l’Angola, afin d’empêcher ces actes, a promis Lelo Nlandu.

Des sources militaires de la province du Kongo Central ont aussi confirmé ces incursions de l’armée angolaise, mais  sans donner plus de détails.

 

 

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