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Cette fois-ci ou jamais…

Écrit par Stanislas Ntambwe. Publié dans A la Une

Les travaux sur l’arrangement particulier reprennent. Et exceptionnellement, cette fois-ci, on est en droit d’espérer enfin à une avancée significative dans le sens de la mise en œuvre intégrale de l’Accord dit de la Saint-Sylvestre.

 

Mais qu’est-ce qu’il faut pour que les espoirs suscités par l’Accord du 31 décembre 2016 se concrétisent rapidement ?

La réponse est simple. Elle se résume par le dépassement des uns et des autres. Chaque camp devra comprendre que des querelles, presque byzantine et axée, curieusement, sur un jeu pernicieux des mots et lettres, comme s’il s’agissait d’un concours de la sémantique aux humanités gréco-latines, n’ont plus de place. La Majorité présidentielle et l’Opposition, mieux le Rassemblement, devraient épargner au peuple congolais ainsi qu’au processus électoral en cours, le désagrément d’une crise volontaire et planifiée. Ce qui comporte le risque d’anéantir en définitive, tous les espoirs suscités au sein des populations congolaises par la signature de l’Accord du 31 décembre 2016.

Cette fois-ci ou jamais, l’opinion attend des délégués au dialogue du Centre interdiocésain autre chose que le manque d’ouverture et le déficit de bonne foi qui les caractérisent depuis qu’ils discutent sur l’arrangement particulier en janvier dernier.

Cette fois-ci ou jamais, les deux camps sont appelés à réaliser qu’il n’est jamais trop tard, pour mieux faire dans un contexte socioéconomique plus que morose et avec la situation sociale du peuple qui a atteint les limites du supportable. Le cri de la population est à prendre en compte. Ainsi, tous les efforts doivent être déployés pour remettre le processus politique sur le rail et offrir au peuple la possibilité de se choisir ses dirigeants, lors des joutes électorales, dans les délais consensuellement fixés et convenus sous la médiation des évêques de la Cenco.

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