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Risque d’implosion

Écrit par Le Potentiel. Publié dans A la Une

Le pays va mal. C’est le moins que l’on puisse dire. Après le discours du président de la République devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès, le pays est au point mort.

 

Le chef de l’État a promis de nommer dans les heures qui suivent le prochain Premier ministre. Autrement dit, Joseph Kabila  a repris les commandes de la barque.

Dans les milieux de la Majorité présidentielle, on justifie cette position du chef de l’État par le souci d’éviter un arrêt brutal du pays. C’est pourquoi, se défend-on, le chef de l’État a décidé de prendre les choses en mains, en tentant de contourner les obstacles que les parties aux pourparlers du Centre interdiocésain n’ont pas pu lever.

Dans tous les cas, le schéma choisi par le chef de l’État est parsemé d’embûches. Il est tout autant incertain qu’imprévisible. Le plus important est de sauver le pays d’un déluge. Mais, par où commencer ? C’est la grande interrogation.

Le plus évident est que la RDC est à un tournant décisif de sa destinée  historique. Avec la crise qui est sur le point de s’enliser, il y a lieu de craindre le pire. C’est le moment pour les acteurs politiques de se ressaisir – le chef de l’État en premier – car le pays est en danger.

L’échec des pourparlers de la Cenco n’est pas une bonne chose. Tout doit être mis en œuvre pour sauver ce compromis qui, au demeurant, reste l’unique voie de sortie durable de crise.

Pourtant, le 31 décembre 2016, tous les délégués réunis autour de la Cenco, autant de la Majorité présidentielle, de l’Opposition que de la Société civile avaient trouvé un compromis politique couché sous forme de l’accord, dit du 31 décembre. Aujourd’hui, c’est cet accord, présenté comme celui de la dernière chance, que le chef de l’État et sa famille politique ont décidé d’enterrer.

Pour l’instant, on ne s’imagine pas encore les conséquences d’une telle démarche qui pourrait s’avérer dramatique pour le pays.

Un sursaut d’orgueil patriotique s’impose avant que le pire ne se produise. Mais tout dépend d’une volonté politique des uns et des autres. En premier lieu, du chef de l’État, en sa qualité de garant de la nation.

 

 

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