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Grogne à la Mecreco : les membres exigent le retour de l’ancienne équipe dirigeante

Écrit par Amédée Mwarabu . Publié dans Economie

Dans une lettre datée du 11 avril 2017, les membres des mutuelles d’épargne et de crédit de Goma saisissent le gouverneur de la Banque centrale du Congo  pour dénoncer la mauvaise gestion qui a élu domicile au sein de la Mecreco et de certaines Mecre sous administration provisoire de la BCC.

Dans leur correspondance les membres des mutuelles d’épargne et de crédit exigent notamment la réhabilitation de l’ancienne équipe dirigeante de la Mecreco et l’organisation de l’assemblée générale extraordinaire qui doit avoir comme parties prenantes l’ancienne et la nouvelle équipe dirigeante. Les signataires de cette lettre, 81 membres des mutuelles d’épargne et de crédit,  menacent de passer à d’autres actions contraignantes si leurs revendications ne sont pas prises en compte.

Ci-après l’intégralité de cette correspondance.

 

Excellence, nous sommes  membres des mutuelles d’Epargne et de Crédit de Goma, nous venons par la présente porter à votre bienveillante attention ce dont l’objet est repris en concerne.

En effet,  c’est depuis le 20 octobre 2016 que vous avez pris la décision de placer la Centrale des Mutuelle d’Epargne et de Crédit du Congo en signle MECRECO/COOCEC et quelques Mutuelles d’Epargne et de crédit en difficulté de liquidité sous l’administration d’un comité provisoire (CAP) de la Banque Centrale du Congo,  BCC en sigle sans l’aval des membres de ces mutuelles, pour une durée de 45 jours afin de redresser la situation difficile que ces institutions étaient en train de traverser.

A la prise de cette décision, les anciens dirigeants avaient laissé la valeur de l’actif  immobilisé évaluée à dix millions des dollars américains (10,000.000  $ Usd), les dettes consenties en terme, de créance vis-à-vis des clients de la MECRECO (à recouvrer) estimées a dix-sept millions des dollars américains (17,000,000 $ Usd) constituant le passif de la Mecreco à compenser avec le disponible c’est à dire Actif immobilisé + dettes (27000000 Usd) – 32 000 000 $ Usd), le gap calculé serait  de cinq  5 millions de dollars américains (5 000 000 $ Usd), montant pour lequel l’ancien comité avait élaboré un plan de redressement de sortie de crise qui n’a même pas été considéré par la DSIF.

Il nous revient dès lors, de savoir à ce jour de la part du CAP, quel est le bilan comptable en terme de fond recouvré, dépenses engagée (avec justificatifs), créance et dettes reconnues Il nous a été rapporté le dépôt d’un montant de cinq cent mille dollars américains, (500 000$ Usd) par la BCC au CAP et ce, en vue de la relance de la MECRECO. A quoi ce fonds aurait servi si les épargnants n’ont reçu aucun rond.  

Ainsi, il est aujourd’hui déplorable de constater  que depuis que ce comité a été installé, rien n’est fait dans le sens d’un possible redressement et l’évolution actuelle tend par contre, vers une liquidation forcée de la MECRECO sans le savoir si vous ne décidez pas à temps. Par ailleurs, nous constatons que le Comité chargé de l’administration provisoire est en train de briller par une incompétence notoire, si pas s’évertuer sur les mêmes tars supposés reprochés au Comité suspendu. Autant il est malheureux de relever, à titre d’exemple, ce comité provisoire, au lieu de chercher les voies et moyens pour tirer l’institution des difficultés passes son temps à calomnier les anciennes équipes des Conseils d’Administration de la MECRECO/COOCEC et de MECRE suspendues par vous, alors que vous les aviez tous traduits en justice afin d’établir la responsabilité de chacun.

Surabondamment, nous avons appris que la Banque Centrale du Congo a recruté des hauts magistrats de la République (Parquet Général d la République et Cour Suprême de Justice) avec qui le comité provisoire a tenu des réunions dans les installations même de la Mecreco, prétendument pour traquer les dirigeants mis  en cause alors qu’en ce jour il n’y a aucun résultat palpable. Ces pratiques mettent en mal le devoir d’objectivité et d’impartialité auxquelles les magistrats de la République sont pourtant tenus dans leur instruction, et met en  exergue  une pression exercée pour une instruction téléguidée au mépris de l’obligation de vérité que les membres attendent. Il y a donc lieu de se demander  à ce jour, le résultat obtenu par cette commission composée de hauts magistrats de la République avec le Comité d’administration provisoire relatif au recouvrement des créances en souffrances.

En sus, il nous revient de relever que les titre parcellaires abritant le sièges des Mutuelle achetés par l’ancienne équipe dirigeante actuellement suspendue ont été hypothéqués ou remis à la Banque Centrale pour obtenir le financement qui se fait toujours attendre. S’agissant des risque des malversations, il est fait état que la commission composée des hauts magistrats de la République et du Comité d’administration provisoire censé aider les mutuelles à recouvrer leurs créances aurait touché à Mecreco respectivement les sommes de 10.000 USD (dollars américains dix mille) et 7.000 USD (dollars américain sept mille) ; les mutuelles étant constituées essentiellement des épargnes de «membres, nous pouvons déduire qu’effectivement la commission sus visée a touché aux épargnes des membres sans leur autorisation préalable et surtout qu’il n’y a eu aucun recouvrement de leur part comme encaissement. Le comité d’administration provisoire ayant pour mission de redresser la MECRECO dans un délai de 45 jours, ce délai est largement dépassé sans résultat au point qu’il sied de s’interroger finalement sur les intentions réelles de la Banque Centrale.

Enfin, il est connu de tous, au regard de la législation en vigueur, qu’une institution placée sous administration provisoire de la Banque centrale bénéficie de la suspension des poursuites en recouvrement; néanmoins, il nous revient que sans qu’il n’y ait aucune poursuite engagée par les membres contre la MECRECO, ce comité provisoire aurait décaissé la somme de 9.500 USD (dollars américains neuf mille cinq cents) pour obtenir du tribunal de commerce la suspension de toutes les poursuites contre la MECRECO. On se demande pour quelles fins? Nous voulons être fixés le plus tôt possible, parce que nous n’accepterons jamais de voir cette institution qui a aidé beaucoup de familles disparaitre à cause des intérêts égoïstes des individus. Aussi, en tant que membres de la coopérative, nous demandons que toute action tendant à la vente des immeubles de la MECRECO ne puisse se faire sans notre accord, et que par ailleurs, vous sachiez que nous sommes contre la liquidation de la MECRECO, et insistons sur la relance de notre coopérative pour laquelle, nous disposons des partenaires internes comme externes, nationaux comme internationaux, qui sont prêts à nous venir en aide. Nous sommes étonnés de vous entendre dire dans des réunions que vous n’avez pas d’argent à injecter pour relancer la MECRECO alors que vous aviez à maintes reprises confirmé qu’aucun client de la BlAC ne va manquer son argent. Ne s’agit-il pas là d’une politique de deux poids, deux mesures? Eu égard à ceux qui précédent nous recommandons les points suivants:

   1. La réhabilitation de l’ancienne équipe dirigeante de la MECRECO reconnue

Jusqu’aujourd’hui par l’assemblée générale qui est l’organe suprême des coopératives selon l’article 29 de la loi 002/2002 portant dispositions applicables aux COOPEC ;

   2. L’organisation de l’Assemblée générale extraordinaire avec comme parties prenantes: l’ancienne et la nouvelle équipe dans un plus bref délai ;

Au cas où une suite favorable n’est pas donnée à cette lettre, les membres des différentes coopératives se réservent les droits de passer à d’autres actions contraignantes.

 

Veuillez agréer Excellence Monsieur le Gouverneur, l’expression de notre haute considération.

 

Les membres des MECRE de Goma

Maliro Jean Claude, secrétaire

Doudou Birindwa,

Le Président du Comité de crise

 

 

 

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