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Kabila n’a pas une mémoire courte

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans A la Une

Après les avoir pressés comme des citrons, il va les rejeter

Le chef de l’Etat n’est pas prêt à oublier l’affront que lui a fait depuis ceux qui, à l’instar de Bruno Tshibala, Joseph Olenghankoy, Roger Lumbala, Valentin Mubake, ont trahi l’opposition pour se joindre à lui. Tel un félin, Kabila les a laissé faire puis venir à lui. Il attend le moment propice pour les jeter aux gémonies, avant de les contraindre à un suicide politique plus que jamais inévitable.

La vie politique congolaise est faite de reniements et de trahison sur fond de positionnements à tout casser. Depuis l’indépendance (années 1960) jusqu’à ce jour, en passant par les années fastes du Mobutisme, les acteurs politiques ont souvent brillé par leur inconstance. Si bien qu’aujourd’hui, on retrouve bras dessus et bras dessous avec la Majorité présidentielle, les mêmes qui, par plus tard qu’hier, n’avaient pas ménagé le chef de l’Etat, le chargeant de plusieurs injures et autres diatribes. Pour le moment, ils ne jurent que par Joseph Kabila pour assouvir leur appétit politique. Mieux, ils rampent pour obtenir un poste ministériel ou autre.

L’histoire est comme un fait vécu. Elle est têtue. Toute tentative destinée à la falsifier ou la dénaturée est toujours vouée à l’échec. Le chef de l’Etat garde encore toute sa lucidité. Sans doute, le moment venu, il prendra la décision de séparer le bon grain de l’ivraie en remettant en cause la sincérité de ceux qui ont trahi le sermon de l’Opposition en s’alliant à lui dans un deal qui s’écarte fondamentalement du compromis du 31 décembre 2016. Ils sont nombreux sur cette liste où se retrouvent Bruno Tshibala, nommé Premier ministre le vendredi 7 avril 2017, Joseph Olenghankoy, autoproclamé président du Conseil des sages du Rassemblement. Pour ce chef de file de la fronde au sein du Rassemblement, le flirt avec les régimes qui se sont succédé est devenu un jeu de passe habituel.

D’autres complètent cette liste qui n’est d’ailleurs pas exhaustive. Roger Lumbala, un ancien rebelle récidiviste prêt à vendre son âme pour un brin de pouvoir. Ingele Ifoto, un opposant de circonstance qui rêve de retrouver le gouvernement après les années « 1+4 ». Lumeya Dhu Maleghi et Eva Mwakasa dont la qualité d’opposant rappelle les moutons de Panurge. Valentin Mubake, qui a attendu la mort d’Etienne Tshisekedi pour se mettre à nu. Ceux-ci ont trahi la mémoire du lider maximo en allant se jeter dans les bras de Joseph Kabila. Objectif : torpiller l’accord du 31 décembre 2016. Bien plus, ils ont renié l leadership du Rassemblement porté le duo Félix Thisekedi et Pierre Lumbi.

Dans leur boulimie du pouvoir, ils ont oublié qu’ils n’ont pas été tendres envers le chef de l’Etat. Joseph Olenghankoy, aujourd’hui courtisan dans la MP, a utilisé une métaphore restée célèbre : le coq ou la poule (c’est selon) et l’oiseau.

Seulement voilà, Kabila n’a pas la mémoire courte. En 16 ans d’exercice du pouvoir, il s’est certainement fait une idée de l’homme politique congolais. Il le maitrise plus que quiconque. A ce titre, il est le seul à savoir les limites du pacte qui le lie à Olenghankoy et consorts. Kabila n’a pas oublié tout le mal que lui ont fait ses nouveaux amis, ci-devant transfuges de l’Opposition. Comme un bon félin, Joseph Kabila prend tout son temps. Il apprivoise sa proie, la met en confiance, avant de l’achever. C’est peut-être le sort qui sera bientôt réservé à ceux qui ont trahi l’Opposition pour convoler en justes noces avec la MP.

Kabila prépare sa grande revanche. La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on.

Le G7, un modèle d’élégance politique

Le temps est venu d’assainir les mœurs politiques congolaises. L’engagement politique est un apostolat qu’il faut assumer jusqu’au bout. En tant que tel, la vie politique est bâtie sur des dogmes qui fondent d’une certaine manière l’idéologie du parti ou du regroupement politique. Ce qui différencie la majorité au pouvoir de l’Opposition ainsi que de tous ceux qui se font passer pour des opposants, sans idéal, sans vision pour l’exercice du pouvoir démocratique.

De tout temps, l’Opposition congolaise a été incarnée par Etienne Tshisekedi. A Genval, en juin 2016, il a réunifié l’opposition en créant le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. Comme avec l’arche de Noé, tout le monde était le bienvenu dans cette méga plateforme politique. Après sa mort le 1er février 2017, on se rend compte que le Rassemblement n’a été qu’un panier à crabes où certains acteurs politiques et sociaux ont pris un bain de jouvence (une blanchisserie) pour se faire une nouvelle identité politique.

Membre fondateur du Rassemblement, le G7, ce regroupement formé de frondeurs de la MP, a joué un rôle majeur. Il est l’un des rares regroupements politiques congolais à rester constant dans ses engagements. Il a suffi qu’ils ne se retrouvent plus dans l’idéologie de la MP pour déclarer leur émancipation. Ce divorce n’a jamais été d’injures, juste des divergences d’opinions politiques. 

 

Le mariage entre le chef de l’Etat et les frondeurs du Rassemblement sera de courte durée, prédit-on dans différents milieux politiques. Un flirt à blanc n’ayant aucun soubassement idéologique. Aussi peut-il se rompre à tout moment. Le chef de l’Etat attend juste le moment idéal pour rebondir. Après les avoir pressés comme des fruits, il va les rejeter. Samy Badibanga, contraint à la démission en direct sur les antennes de la télévision, vient d’être humilié de la plus vilaine des manières. D’autres qui l’ont rejoint dans ce chemin de suicide politique ne tarderont pas à subir le même sort. 

Commentaires   

0 #1 bosco 17-04-2017 08:43
8) Joseph Kabila n'est pas dupe, le genre de politicien de la race de Mr Olengagoy sont des gens très dangereux qui ne recherche que leur épanouissement personnel, il ne reparait que à la veille de certain d'événement politique et disparait par la suite..sur certains cieux c'est le genre de personnage que la population ne recevrait plus et ne ferait plus attention à lui. il avait comparé Kabila à une poule, divers injures ....etc, et se retrouve à ces cotés pour des intérêts personnels...le rais n'est pas dupe.
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