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Divorce à la défense

Écrit par Stanislas Ntambwe le . Publié dans A la Une

Entre la Belgique, ancienne puissance coloniale, et la République démocratique du Congo, c’est le froid glacial.

Dans un communiqué diffusé par le ministère belge des Affaires étrangères, Bruxelles a décidé de rompre sa coopération militaire avec la RDC. C’est un coup dur pour Kinshasa. Car, la Belgique qui a toujours participé à la formation de l’armée congolaise est un partenaire de premier rang. C’est la Belgique, rappelle-t-on, qui supervise la formation au Centre de formation des officiers des forces armées de la RDC à Kananga, connu sous l’acronyme « EFO Kananga ».

La rupture de la coopération avec la Belgique intervient quelques mois après le retrait de l’Angola qui avait aussi à son tour suspendu son assistance militaire à la suite de la sanglante répression des évènements des 19, 20 et 21 septembre 2016. La Belgique vient donc de lui emboiter le pas.

On sait que le gouvernement belge n’a pas été tendre envers le pouvoir en place après la nomination, le vendredi 7 avril 2017, de Bruno Tshibala au poste de Premier ministre. La Belgique n’est pas allée par le dos de la cuillère pour dénoncer, sans détours, une nomination qui s’écarte des dispositions convenues dans le cadre de l’Accord du 31 décembre 2016. La suspension de son assistance militaire est le premier pas dans une série d’actions qui visent in fine à isoler Kinshasa. Sans doute, d’autres pays de l’Union européenne ne tarderont pas à abonder dans le même sens.

Qu’on le veuille ou non, l’abandon de la RDC par la Belgique sera lourde de conséquences. Et, ce n’est pas de sitôt que Kinshasa se relèvera de cette claque.

Dans la sous-région de l’Afrique, l’Angola, puissance militaire de la région, lui a déjà tourné le dos.

À tout prendre, Kinshasa ne peut compter pour seuls alliés que ses voisins de l’Est, particulièrement le Rwanda et l’Ouganda. Mais, pour combien de temps encore ? Difficile à dire.

 

Il y a des signes qui ne trompent pas. Kinshasa est en train d’être isolé. La décision de la Belgique est un signal fort qui va dans ce sens. C’est un divorce aux allures d’un grand arbre qui cache la forêt. 

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