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Des dérives de leadership à la base de la situation sociopolitique délétère en RDC

Écrit par P.M. le .

 

Des points développés par le chef de l’Etat dans son discours devant le Parlement réuni en congrès, à savoir la situation économique morose avec la fragilité des fondamentaux d’un tissu économique tourné vers le secteur tertiaire et marqué par l’importation des biens de première nécessité et l’exportation des matières premières, la situation sécuritaire préoccupante et les élections, suscitent encore des réactions.

Pour président national du Front social des indépendants républicains (FSIR) et coordonnateur principal du Front républicain des centristes, Chérubin Okende, le choix du président de la République de parler devant le congrès, est un choix pour justifier sa posture personnelle. « En tant qu’institution illégitime, il a appelé encore deux autres institutions illégitimes pour consacrer un concert de l’illégitimité… », a déclaré Chérubin Okende.

Faisant la lecture de l’adresse du président de la République, le coordonnateur principal du Front républicain des centristes soulève la problématique du leadership et de la gouvernance. Chérubin Okende s’est exprimé en ces termes : « Je me suis retrouvé devant un candidat à l’élection présidentielle de 2006 comme s’il n’avait encore jamais géré le pays. Et il se confond encore plus dans des promesses. C’est aujourd’hui que le chef de l’Etat se rend compte qu’il faut une classe moyenne que la sous-traitance pouvait amener la création d’emplois pendant que dix années durant il y a des millions de jeunes Congolais qui sont aujourd’hui laminés par le chômage. Il n’a pas donné des réponses par rapport à ces jeunes. Je crois que, par rapport à la situation économique, la rectitude républicaine devrait conseiller le président de la République à demander pardon au peuple congolais ».  

Et de poursuivre : « Dans cette matière, nous n’avons constaté que des dérives de leadership, des dérives de gouvernance. Le social n’a jamais été rencontré. Quel traitement a aujourd’hui l’enseignant, le médecin ?  C’est tout, sauf un salaire décent tel que prescrit par la Constitution ».

Sur  le plan sécuritaire, Chérubin Okende s’est dit choqué que le président de la République se soit félicité. « Il y a des policiers qui sont massacrés, il y a des Congolais qui sont massacrés. Je pense que nous devons avoir un peu de recul. Et il ne décrète même pas un deuil national lorsqu’on constate qu’il y a autant de Congolais qui meurent. Au Kasaï, des sources concordantes renseignent que c’est vraiment des tueries qui frisent le génocide. Et le président ne trouve mieux que de décréter le Kasaï comme zone opérationnelle. Sans établir les responsabilités, où l’auditorat militaire a eu à engager même la responsabilité de certains hommes en uniforme. Je trouve que c’est un peu excessif », s’est étonné M. Okende.

 

S’agissant des élections, Chérubin Okende fait savoir que les attentes de la population n’ont pas été rencontrées. Car, selon lui, sur le plan électoral, ce qui aurait intéressé les Congolais « c’est que le président de la République dise solennellement qu’il ne sera pas candidat et qu’il ne fera pas de manœuvres pour modifier la Constitution et mettre en mal la démocratie et la construction de l’Etat de droit ».  

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