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Mauvaise publicité

Écrit par Le Potentiel. Publié dans A la Une

La RDC est, avec le nord du Nigéria, la Syrie, l’lrak et la Lybie, l’un des territoires au monde où la violence aveugle a toujours droit de cité. Hélas ! Ça fait même déjà 20 ans que la paix et la sécurité sont en permanentes menaces dans au moins une contrée du pays, au grand dam des populations civiles.

Ces dix derniers mois, c’est l’espace Kasaï qui a eu droit à une mauvaise publicité. Celle des exactions massives ayant entrainé la mort de plus de 3 000 Congolais, le déplacement interne de plus de 1,3 million de personnes, le refuge en Angola de plus de 30 000 victimes non sans compter les 400 000 enfants menacés de malnutritions sévères dans la région et d’innombrables dégâts matériels sur les édifices de l’Etat, des écoles et des églises. 

Dès lors, il est normal que les projecteurs soient braqués, en permanence, sur ce qui se passe au centre du Congo Kinshasa. Tout le monde a déjà interpellé les autorités de Kinshasa sur la nécessité de mettre fin aux exactions et d’imposer la paix et la sécurité dans les cinq provinces du grand Kasaï. Hélas ! Les forces de sécurité de la RDC, malgré l’appui de la Monusco, n’ont pas encore réussi à imposer la paix et la sécurité dans la cette région.

Des insurgés continuent à décapiter des têtes. Des milliers de femmes, enfants et vieillards, continuent d’errer dans la brousse. C’est donc une fois de plus pour interpeller le pouvoir de Kinshasa que Washington hausse le ton pour réclamer la fin des violations massives des droits humains et qu’une enquête indépendante, devant aboutir à la condamnation des coupables du drame du Kasaï, soit menée. La diplomate américaine indexe expressément Kinshasa, mais aussi les forces de sécurité congolaises.

Washington, sur base des rapports pertinents, est convaincu que l’armée congolaise est coupable des violations massives des droits de l’homme, y compris des exécutions sommaires de femmes et enfants ainsi que des viols.L’ambassadrice américaine ne s’arrête pas à dénoncer, elle interpelle aussi le haut Commissariat aux droits de l’Homme des Nations-Unies à diligenter, en urgence, une enquête indépendante devant faire la lumière sur ce qu’il convient désormais de qualifier de « tragédie du Kasaï ».

Le monde entier en a marre de la poursuite des tueries dans le Kasaï. Il est temps que la justice soit dite, en toute indépendance.

 

 

 

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