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Porté par la France, soutenu par l’ONU : Le 3ème dialogue arrive

Écrit par Le Potentiel, Publié mercredi 13 Septembre 2017. Publié dans A la Une

Très engagée aux côtés de la RDC, la France accentue son lobbying à New York, où s’est ouverte mardi la 72ème Assemblée générale des Nations unies. Paris s’active pour obtenir le soutien du Conseil de sécurité de l’Onu au nouveau schéma qu’elle pense mettre en œuvre, via Brazzaville, pour sortir la RDC de la crise.

Il s’agit d’un ultime round de négociations entre le Rassemblement porté par le tandem Félix Tshisekedi – Pierre Lumbi et la MP. Un troisième dialogue se profile à l’horizon et Joseph Kabila n’y serait pas opposé.

En torpillant la mise en œuvre de l’accord politique signé le 31 décembre 2016, la Majorité présidentielle pensait se tirer d’affaire en débauchant certaines têtes du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. En réalité, le pouvoir s’est tiré une balle dans les pieds à telle enseigne que l’évolution de la situation n’a pas donné les résultats escomptés. Au contraire, les choses se sont compliquées pour la MP, aujourd’hui placée dans l’obligation de rétropédaler.

Si au niveau du continent, le pouvoir a pu bénéficier d’un soutien alambiqué de l’Union africaine, ce n’est pas le cas aux Nations unies où la France a pris le peloton de la coalition qui plaide au niveau international la cause de la RDC et de son peuple. La 72ème Assemblée générale des Nations unies s’est ouverte mardi à New York et les premiers échos indiquent que le camp Kabila voit de plus en plus le sol se dérober sous ses pieds. Raison : le dossier RDC figure en bonne place dans l’agenda de grandes puissances. D’ores et déjà, une réunion spéciale est prévue le lundi 18 septembre 2017 pour approfondir ce sujet.

Comme l’avait promis le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, la pression s’accentue sur le président Kabila. Du côté de l’Occident, on ne se fait plus d’illusion. De Paris à Washington, en passant par Bruxelles, siège de l’Union européenne, et New York, siège des Nations unies, on est convaincu d’une chose : le verrou au processus électoral en RDC s’appelle Joseph Kabila.

Ainsi, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, Paris a mobilisé toutes ses équipes. Tout est mis en œuvre pour obtenir des Nations unies un engagement clair et net concernant un plan cohérent de sortie de crise en RDC. Or, ledit plan comporte une évidence, à savoir l’organisation d’élections dans les délais convenus dans l’Accord du 31 décembre 2016. Une option qui offusque les caciques de la majorité au pouvoir à Kinshasa.

Les médias internationaux sont d’avis que Paris saisirait l’opportunité qu’offrent l’Assemblée générale de l’Onu à New York pour amener le président Kabila à se démarquer de la stratégie de la terre brûlée qu’il affectionnerait depuis la non-tenue d’élections en décembre 2016. La France note par ailleurs que les contraintes souvent posées par la Céni, notamment le déficit de son budget électoral et la persistance de l’insécurité dans certains coins de la RDC, ne peuvent pas servir de prétexte pour postposer la présidentielle au-delà de décembre 2017, aux termes de l’Accord de la Saint Sylvestre.

Brazzaville s’active

Vu sous cet angle, l’Assemblée générale des Nations unies promet bien des surprises. Entre-temps, entre Kinshasa et Brazzaville, des tractations sont très avancées en vue de convaincre l’aile dure de l’Opposition, en l’occurrence le Rassemblement, à adhérer à l’option d’un nouveau dialogue censé poser les bases d’une solution durable. Les réserves du Rassemblement sont justifiées par l’adage qui dit que ’’chat échaudé craint l’eau froide’’.

Compte tenu des déboires connus dans la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre 2016, le Rassemblement hésite à embraquer à nouveau dans un quelconque bateau dont la destination pourrait conduire à un nouveau naufrage. Aussi ses ténors hésitent-ils à se retrouver une fois de plus autour d’une table avec des délégués de la MP. A Brazzaville où le président Sassou s’est entretenu dernièrement avec son homologue de la RDC, Joseph Kabila, on garde encore un brin d’optimisme.

En réalité, derrière l’action que mène le président Sassou, il y a bien évidemment la main invisible de la France. Très proche de Paris, le président Sassou passe pour le point focal en Afrique centrale de la politique africaine de la France. C’est avec lui que Paris essaie d’exploiter les dernières pistes pour une issue pacifique à la crise congolaise. Ce qui passe inévitablement, dit-on dans la capitale française, par la tenue dans les délais raisonnables des élections, spécialement la présidentielle.

A cet instant, au-delà de toutes les négociations encore secrètes entre Paris, Brazzaville et Kinshasa, l’accord politique du 31 décembre 2016 s’impose comme le seul cadre approprié pour baliser la voie qui mène aux élections. De ce point de vue, la tenue de la présidentielle reste incontournable. Paris en a la certitude. C’est la thèse que la France défend à New York. Mais encore faut-il résoudre la question de pénurie de ressources au niveau de la centrale électorale.

Dans tous les cas, le 3ème dialogue ne devrait pas faire l’objet d’un quelconque amalgame. Cette ultime rencontre devrait par principe être la suite logique des travaux menés fin 2016 par la Cenco et dont le dénouement a été la signature de l’Accord de la Saint-Sylvestre. Si Paris soutient un rapprochement entre le Rassemblement et le camp du président Kabila, c’est juste pour réchauffer ce compromis politique devenu quasi incontournable. Peut-être qu’à l’occasion de la nouvelle rencontre les protagonistes procéderont-ils à élagages éventuels de l’Accord du 31 décembre 2016 a vu de l’évolution de la situation sur le terrain. 

A tout prendre, le 3ème dialogue ne peut être à aucun cas une occasion de remettre en cause des principes intangibles convenus autour de la Cenco, à savoir l’exclusion de tout projet de référendum et la prévalence de l’article 220 de la Constitution qui exclut le président Kabila de la prochaine course présidentielle. Le 3ème dialogue, c’est autrement revenir à l’accord politique du 31 décembre 2016 en soumettant toutes les parties, dont la MP, à se plier enfin à toutes ses orientations, dont la plus importante reste et demeure la tenue de la présidentielle à fin décembre 2017.

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