A la Une

Calendrier électoral, machine à voter : le débat est clos

Calendrier électoral, machine à voter : le débat est clos

Corneille Nangaa a profité lundi d’une réunion organisée au siège de la Cenco pour fixer l’option...

Sénat : le ministre des Mines interpellé

Sénat : le ministre des Mines interpellé

Pour n’avoir pas obtenu satisfaction à sa question orale avec débat adressée à Martin...

Vivement les élections

Vivement les élections

La Céni a fixé le cadre pour la tenue d’élections à la date du 23 décembre 2018.

RDC: La plateforme électorale de l’Opposition en gestation

RDC: La plateforme électorale de l’Opposition en gestation

En janvier 2017, la MP lançait à Kinshasa sa Centrale électorale pour se préparer aux...

Absence d’engagement

Absence d’engagement

La République démocratique du Congo a un défi majeur en 2018. Kinshasa devra organiser en...

Imprimer

Kamerhe et Bazaïba engagés pour consolider l’unité de l’Opposition

Écrit par Le Potentiel le .

Depuis la rupture créée par le dialogue de la cité de l’Union africaine, où on a vu Vital Kamerhe, président de l’UNC (Union pour la nation congolaise), se mettre à la tête des négociations en tant que chef de la délégation de l’Opposition, les rapports se sont profondément détériorés avec ses pairs de l’Opposition, essentiellement ceux du Rassemblement.

Vendredi dernier face à l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, on a eu droit à une autre image de l’Opposition. A côté de deux leaders du Rassemblement, il y avait à l’occasion Eve Bazaïba du MLC et le revenant Vital Kamerhe de l’UNC. Belle image commentée dans tous les sens dans différents cercles politiques. Kamerhe est de retour dans l’Opposition, avec lui, Eve Bazaïba.

Entre les principaux leaders de l’Opposition, la hache de guerre est désormais enterrée. Tous n’ont qu’une seule passion, c’est-à-dire donner l’occasion au peuple congolais de vivre enfin la première alternance démocratique de son histoire.

Mais pour y arriver, il y a cette unité retrouvée qui doit impérativement être consolidée. Si le Rassemblement jouit d’un important crédit en termes de constance de ses leaders, à savoir Félix Tshisekedi et Pierre Lumbi qui continuent à résister à toutes les tentatives de la majorité au pouvoir, ce n’est pas le cas de Vital Kamerhe et d’Eve Bazaïba qui doivent donner des gages nécessaires de leur ralliement sans faille à l’Opposition. C’est d’ailleurs le sage conseil que leur a prodigué l’ambassadrice Nikki Haley.

C’est vrai qu’en face de l’Opposition, la majorité au pouvoir est presqu’essoufflée et présente de plus en plus de signes de nervosité du fait du pouvoir qui lui échappe au jour le jour, mais de l’autre côté, l’Opposition doit prouver qu’elle représente une alternative crédible pour que s’ouvrir une ère nouvelle à la RDC.

Bien plus qu’Eve Bazaïba du MLC, c’est Vital Kamerhe qui fait toujours peur. On craint de le voir à nouveau tourner la casaque en rejouant le coup de la cité de l’UA. Le président de l’UNC qui vient de renouer avec l’Opposition doit désormais faire preuve de constance dans sa démarche en évitant de se mettre à dos l’Opposition. La population le tient à l’oeil.

Pour le moment, il ne s’agit plus de se battre pour le pouvoir. Le seul combat qui vaille la peine est celui qui mène à l’alternance démocratique. Et rien d’autre.

La Cenco qui a bataillé dur pour amener l’Opposition à s’unir croit également en la capacité des leaders politiques à surmonter leurs divergences en mettant de côté leurs égos. Car, en face, la majorité au pouvoir n’a pas encore dit son dernier mot. Sans doute qu’elle prépare sa riposte. Comme au dialogue de la cité de l’UA, la Majorité va larguer sur le terrain de l’Opposition ses lieutenants pour noyauter ses actions et l’affaiblir davantage pour que la Majorité se donne de nouvelles béquilles en vue de résister – pendant un temps – à la grande vague de protestations qui s’abat sur ses rivages.

Vital Kamethe et Eve Bazaïba sont donc avisés. Leur engagement pour consolider les rangs de l’Opposition doit se traduire dans les faits.

Le grand travail de la Cenco

L’unité de l’Opposition n’aurait jamais été possible sans l’apport inestimable de la Cenco. Dans la recherche des solutions de sortie de crise en RDC, les Etats-Unis et les Nations unies se sont fait une conviction coulée dans la résolution 2348 qui fait de l’Accord du 31 décembre 2016, le seul compromis acceptable pour régler la crise née à l’absence d’élections à la fin des mandats constitutionnels de tous les animateurs des institutions de la République.

Aussi l’ambassadrice américaine à l’ONU a-t-elle tenu à écouter et faire des propositions à la Cenco. Le marathon qu’elle a eu à Kinshasa a en effet commencé par le Centre interdiocésain. A la fin, un communiqué de la Cenco a été rendu public avec quasiment un chronogramme assorti des préalables.

Selon des confidences faites au Potentiel, Mme Haley a sollicité de la Cenco de reprendre le bâton de pèlerin pour aboutir à la bonne application de l’Accord de la Saint-Sylvestre. Elle lui a demandé de reprendre là où le chef de l’Etat avait fait dérailler le processus d’application de ce compromis lors des négociations de l’arrangement particulier.

Très clairement, Nikki Haley a déclaré à la Cenco que les Etats-Unis et l’ONU estiment que la bonne application de l’Accord du 31 décembre 2016 n’est possible que si les évêques s’impliquent comme prévu. Cette bonne application de l’Accord se résume, vu de Washington, par la présence de la Cenco au sein du Comité national de suivi de l’Accord (CNSA).

Conséquence, l’envoyée spéciale de Donald Trump a ignoré superbement le gouvernement Tshibala et le CNSA d’Olenghankoy. Il n’y a pas meilleur langage en diplomatie que celui usé par Mme Haley.

« Ceux qui continuent à croire que l’ambassadrice américaine à l’ONU est venue dire « wumela » (Ndlr : rester au pouvoir) au chef de l’Etat devraient cesser la distraction parce que les acquis de l’Accord, à savoir pas de 3ème mandat, pas de révision constitutionnelle, continueront de produire des effets », a confié sous le sceau de l’anonymat un évêque.

A côté de Félix Tshisekedi et Pierre Lumbi du Rassemblement, Eve Bazaïba et Vital Kamerhe apportent un soutien indispensable. Il leur reste maintenant à prouver qu’ils ne sont plus prêts à trahir… comme ce fut le cas en 2016 au dialogue de la cité de l’UA.

En même temps, le Rassemblement, plus spécialement l’Alternance pour la République, ne doit pas déterrer la hache de guerre en remuant le couteau dans une plaie qui s’est cicatrisée avec le passage à Kinshasa de Nikki Haley. L’Opposition doit être en mesure de bien négocier ce nouveau départ.

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Articles récents

En marge de la revue  annuelle du programme Voice, six ONG congolaises, dont Cosces, partenaires à l’ONG Cuso International ont fait le point vendredi 17 novembre du soutien et  de la contribution de...