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La Céni a fixé le cadre pour la tenue d’élections à la date du 23 décembre 2018.

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Sesanga : « Le départ de Kabila constitue le déclencheur de la restauration de la démocratie »

Écrit par LP le .

La plateforme Alternance pour la République remercie le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique pour sa contribution à la mission des Nations unies (Monusco) pour la stabilisation en RDC. L’AR salue ainsi la position telle qu’exprimée par l’ambassadrice Nikki Haley en faveur de l’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre sur la décrispation du climat politique, le processus électoral ainsi que la mise en œuvre effective de ce compromis politique conclu sous l’égide de la Cénco, le 31 décembre 2016.

Au cours d’une réunion extraordinaire de la conférence des présidents de l’AR sous la conduite de son coordonnateur Delly Sesanga, vendredi 28 octobre à Kinshasa, l’AR a réitéré sa position. « L’AR considère que le départ de M. Joseph Kabila du pouvoir conformément aux dispositions de l’accord, constitue l’élément déclencheur de l’œuvre de restauration de la démocratie tel que souhaité par notre peuple », note-t-on dans la déclaration.

« A cet effet, l’AR réitère sa position exprimée lors de sa matinée politique du 23 septembre 2017 en faveur de l’organisation ultime de l’élection présidentielle, au besoin découplée de toutes les autres élections, pour engager le pays sur la voie du rétablissement de la démocratie », indique-t-on dan le document signé par Delly Sesanga.

«  Après le 31 décembre, Kabila n’est pas acceptable »

Après la visite de la diplomate américaine en RDC, les réactions fusent de partout.

Pour Noël K. Tshiani, candidat président de la République, la visite d'une haute personnalité américaine montre l'intérêt bien que tardif, souligne-t-il, de l'administration du président Donald Trump à la recherche des solutions à la crise meurtrière qui secoue la RDC depuis plusieurs années et, particulièrement depuis le refus du président Joseph Kabila de quitter le pouvoir à la fin de son  deuxième et dernier mandat constitutionnel le 19 décembre 2016 ».

De Washington où il séjourne après sa tournée en RDC, Noël Tshiani s’est exprimé en ces termes : « Il faut bien comprendre la cause de la crise afin d'y trouver des solutions idoines. La crise provient de la présence continue de Joseph Kabila au sommet de l'Etat après la fin de son dernier mandat en tant que président de la République. La crise est exacerbée par des manœuvres que Joseph Kabila et les siens multiplient pour retarder l'organisation des élections afin de pérenniser sa présence continue à la tête du pays ».

Et de poursuivre : « Toute solution à la crise politique actuelle laissant Joseph Kabila au pouvoir après le 31 décembre 2017 n'est pas acceptable par le peuple congolais et n'est pas appropriée pour résoudre la crise politique et stabiliser le pays ».

De ce point de vue le leader de la Force du changement (FC), plateforme politique, estime qu’il est crucial de dissocier deux choses : les élections pourront être organisées dans les meilleurs délais après le départ de Joseph Kabila de la présidence de la République, mais le président Joseph Kabila doit impérativement quitter le pouvoir au plus tard le 31 décembre 2017 conformément à l'Accord de la Saint-Sylvestre. Sinon, le peuple souverain devra assumer ses responsabilités conformément la Constitution de la République.

« Nous voulons un nouveau président maintenant ! »

Pour le mouvement politico-citoyen Telema Ekoki, c’est la déceptiondès lors, qu’après la visite de l’envoyée spéciale de Donald Trump, des signaux perceptibles de changement ne sont pas donnés.« Le peuple congolais s'attendait à une solution satisfaisante face à la grave crise politique qui mine le pays suite au refus du pouvoir d'organiser les élections », indique ce mouvement dans un message adressé à la population.

C’est pourquoi Telema Ekoki souhaite une deuxième indépendance au Congo en vue d’une issue heureuse à la crise politique en RDC. Il appelle donc les Congolais à prendre conscience de cette réalité et se mettre debout. « L’envoyée spéciale de M. Donald Trump, président des Etats-Unis d’Amérique, nous a déçus : autant elle avait canalisé les espoirs, à la veille de son arrivée, autant les Congolais noient aujourd’hui leur insatisfaction dans une colère sourde mêlée à un constat amer : personne ne fera le sale boulot à leur place; personne, à leur place, ne criera au dictateur, les yeux dans les yeux : Dégage ! Il faudra bien se retrousser les manches et arracher, par nous-mêmes, une deuxième indépendance », note-t-on dans le message.

Pour ce mouvement, les interlocuteurs défaillants, toujours les mêmes, qui ont amené à un stade si avancé la crise politique, économique et sociale actuelle, sont considérés comme les seuls dignes d’être écoutés, alors que la volonté du peuple congolais – réprimé, privé de toutes ses libertés fondamentales et paupérisé – continue à être superbement ignorée. « Nous voulons un nouveau président maintenant ! Nous l’avons crié devant l’ambassade américaine, même si cela nous a coûté la bastonnade et la détention au secret. La diplomatie américaine nous a aujourd’hui répondu par une formule provocatrice : Attendez un calendrier électoral pour 2018 (!) », regrette-t-on dans les rangs du mouvement Telema Ekoki, qui souligne par ailleurs qu’avec Kabila aux commandes, il n’y aura jamais d’élections en République démocratique du Congo.

Ainsi, soulève-t-on des questionnements : « Peut-on prendre au sérieux la prolongation d’un délai constitutionnel deux ans après son expiration? Comment pouvez-vous croire en une Commission électorale nationale dite « indépendante » qui répond au doigt et à l’œil d’un dictateur? »

 

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