A la Une

Mgr Ambongo : « L’interdiction des marches est anticonstitutionnelle »

Mgr Ambongo : « L’interdiction des marches est anticonstitutionnelle »

Le vice-président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et évêque coadjuteur...

Cuisine interne

Cuisine interne

Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), parti phare de la Majorité...

ASF-RDC appelle les congolais à l’éthique et la considération de l'autre

ASF-RDC appelle les congolais à l’éthique et la considération de l'autre

L’Ong ASF invite la presse à cultiver le caractère sacré de la patrie pour « barrer la route à...

RDV du 23 décembre : la décrispation bat de l’aile

RDV du 23 décembre : la décrispation bat de l’aile

Entre l’Opposition, appuyée par les forces vives, et le pouvoir des divergences majeures...

Emboiter le pas

Emboiter le pas

Pendant qu’on l’attend sur le terrain, à côté du peuple qui réclame l’application intégrale de...

Imprimer

Évaluation à mi-parcours de la réforme du guichet unique du commerce extérieur

Écrit par Bienvenu Ipan le . Publié dans Economie

Mise en place par le gouvernement de la République, la réforme du guichet unique intégral du commerce extérieur engrange des avancées notables mais, elle est également butée à des contraintes qui freinent son déploiement.

Le ministre d’État, ministre du Commerce extérieur, Jean-Lucien Busa, a convoqué, le jeudi 26 octobre, la 19ème réunion du comité directeur du guichet unique intégral du commerce extérieur. Ce, dans le but «d’évaluer sans complaisance des actions entreprises, relever des contraintes, et proposer des solutions concrètes et adéquates qui correspondent au besoin de cette réforme».

«Le gouvernement, qui fait de la réforme du guichet unique intégral du commerce extérieur une question essentielle, suit de très près cette réforme et l’appuie à 100%. Nous attendons donc de cette réunion du comité directeur une évaluation sans complaisance mais aussi des propositions concrètes qui nous permettent finalement d’aller très vite dans la direction de l’aboutissement de la réforme qui soit utile pour le pays», a fait savoir le ministre d’État, ministre en charge du Commerce extérieur.

Jean-Lucien Busa a annoncé son implication personnelle pour booster cette réforme : «La RDC est aujourd’hui l’un des rares pays cités en exemple par rapport à la réforme du guichet unique du commerce extérieur. Il faut que l’exemple  soit le meilleur. Il y a l’implication du gouvernement à travers le ministère du Commerce extérieur et celui des Finances. Notre responsabilité à nous deux sera assumée. Je me suis  porté garant pour qu’avec le ministère des Finances, nous puissions booster cette réforme dans l’intérêt de tout le monde».

Traçabilité des marchandises

Au cours de cette réunion, le ministre d’État a rappelé à l’ensemble des acteurs économiques, des administrations, services publics et privés que cette réforme est aujourd’hui une direction vers laquelle tout le monde doit se tourner. Il a invité tout le monde à «concentrer les efforts pour que cette réforme aboutisse, conformément au mandat qui a été confié à nous tous et non seulement à Seguce».

Selon le directeur général de Seguce, M. Fernando Barbosa, le guichet unique intégral du commerce extérieur est une réforme majeure de l’État congolais. Il a pour but de faciliter et d’accélérer le processus du traitement des marchandises et d’en assurer la traçabilité tout en assurant une optimisation dans la mobilisation des recettes de l’Etat. En somme, faciliter et donner une certaine transparence aux flux transfrontaliers.

Engagé dans cette réforme, Seguce bénéficie de tout le soutien du gouvernement pour que cette réforme soit la priorité de toutes les administrations et partenaires concernés, et qu’elle aboutisse dans le délai le plus contraint qu’il soit. Il a indiqué qu’actuellement, la réforme du guichet unique est opérationnelle sur l’ensemble du territoire dans son module pré-dédouanement. La mise en place des modules logistiques, les modules dédouanement, c’est-à-dire l’interconnexion avec la douane, le traitement, les déclarations, le traitement de la marchandise au sens propre du terme est aujourd’hui automatisé dans un certain nombre de portions de territoire, elle est en cours de généralisation. Il a tout de même relevé  quelques contraintes rencontrées sur le chemin : «nous sommes aujourd’hui en proie à quelques difficultés avec des acteurs réfractaires parce que c’est une réforme qui implique une révolution technologique, une révolution réglementaire, une révolution dans les modes de travail».

Le directeur général de Seguce a dégagé les avantages de cette réforme et pour le gouvernement et pour les  opérateurs économiques : «C’est un système qui est un levier accélérateur du traitement des marchandises et des flux transfrontaliers. C’est actuellement une plateforme électronique d’échanges des données préalables à l’importation, pendant la période de dédouanement et post-dédouanement pour assurer une traçabilité maximum des flux. C’est, en somme, tout ce qu’on faisait avant avec la démarche physique est devenu aujourd’hui possible à partir de chez soi, avec une connexion Internet. C’est un univers qui tends vers le zéro papier, avec un objectif de réduction des coûts et du temps de traitement».

Plusieurs points ont figuré à l’ordre du jour de la réunion du comité directeur, à savoir le suivi des actions, le point d’avancement du projet, le bilan des opérations, l’évolution des opérations logistiques, et le calendrier de la prochaine réunion prévue en décembre 2017.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Articles récents

Le vice-président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et évêque coadjuteur de l’archidiocèse de Kinshasa, Mgr Fridolin Ambongo, revient sur la dernière déclaration de l’assemblée plénière...
More inA la Une  Société  A la Une  Sports  A la Une