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Le nœud gordien

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans A la Une

De l’organisation des élections en République démocratique du Congo, on n’en finira pas de sitôt. Les uns appellent ces scrutins de tous leurs vœux, les autres les repoussent indéfiniment. Ces élections sont loin de dévoiler leurs derniers secrets. Se tiendront-elles ou pas ? C’est la grande question.

Organe technique, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) table sur 504 jours à dater de la fin de l’opération d’enrôlement et d’identification des électeurs pour organiser les élections. Déjà, à ce stade, seul le président de la centrale électorale détient la date de la fin des opérations d’enrôlement des électeurs.

Mais la Céni n’est pas le seul maître à bord de ce grand navire qui commence à prendre l’eau de toutes parts. Il y a également les bailleurs de fonds et autres partenaires traditionnels de la RDC. Ici justement, la communauté internationale exige, à l’unisson, que les scrutins se tiennent « le plus tôt » possible. Elle a fait son choix : il faut des élections avant la fin de 2018. Un choix qui paraît quelque peu intransigeant, selon le pouvoir de Kinshasa qui continue de clamer son souverainisme d’État.

De ces deux visions diamétralement opposées – celle de la Céni et de la Majorité qui cherche à tirer les choses en longueur et celle de la communauté internationale qui veut voir les élections s’organiser le plus tôt – Il faut trouver le juste milieu. Comment la Céni va-t-elle gérer toutes ces pressions ?

Entre-temps, le président de la Ceni est en tournée. Il s’explique auprès des institutions internationales afin de faire avaler à qui veut l’entendre sa couleuvre. Va-t-il convaincre les partenaires de la RDC qui ne jurent que par la tenue d’élections en 2018 ?

Ce qui est certain, c’est qu’avec une bonne dose de volonté politique, on peut conjuguer des efforts pour surmonter, en un temps raisonnable, les contraintes qui bloquent la tenue d’élections en RDC. La Céni a donc intérêt à dénouer ce nœud gordien afin de décrisper cette tension politique que monte au fur et à mesure qu’on s’approche de décembre 2017. Ce n’est pas une mer à boire.

 

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