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Bukavu : la population répond largement à l’appel « journée ville morte »

Écrit par Hervé Ntumba le . Publié dans Online Dépêches

La journée ville morte a été suivie par la population de Bukavu malgré le déploiement des éléments de la police. Pour la Coalition des forces vives, de telles manifestations pacifiques constituent un bon moyen pour faire entendre sa voix.

Les  activités ont été paralysées hier mercredi 1er novembre avant-midi dans la ville de Bukavu, dans la province de Sud-Kivu suite à l’appel lancée par la coalition des forces vives, sociales et politiques à une journée pour exiger la tenue des élections conformément à l’Accord du 31 décembre.

Les activités dans toute la ville de Bukavu ont tourné au ralenti. Les écoles, les marchés, les banques, les stations d’essence sont demeurées fermés. Les rares élèves qui s‘étaient rendus à l‘école ont vite rebroussé chemin, alors que des agents de la police anti-émeute étaient positionnés dans différents points de la ville.

Toutefois, des éléments de la police ont été déployés dans plusieurs endroits stratégiques de la ville en vue de remédier à toute éventualité. « Je viens d’effectuer le tour de la ville, il n’y a aucune activité. Pas d’écoles, les marchés n’ont pas ouvert, il n’y a pas de taxi. Les élèves qui sont partis à l’école sont rentrés à la maison. A Baira, Kadutu et Ibanda, c’est la police qui est déployée, c’est presque tout le bataillon de la ville », explique Justin Mwamba, journaliste basé à Bukavu.  

Interrogés, bon nombre de gens saluent cette situation, estimant que c’est l’unique façon pour la population de “faire entendre sa voix, et de dénoncer ce qui se passe au plus haut niveau du pays”. Donc, la population s’inscrit à l’appel des forces vives, en vue de pousser la Commission électorale nationale indépendante (Céni) à organiser les élections.

Par ailleurs, le mouvement de grève générale lancé par l’opposition et la Société civile dans la même ville de  Bukavu a été largement observé le même mercredi, a constaté l’AFP.

Pour rappel, le but de cette journée « ville morte » était d’exiger la tenue immédiate des élections conformément à l’Accord de la Saint-Sylvestre. Cet Accord a été conclu le 31 décembre 2016 entre la Majorité Présidentielle et l’opposition, prévoyant la tenue des élections (Présidentielle, législatives et provinciales) avant la fin 2017.

Malgré la multiplication des manifestations, il est à noter qu’aucun calendrier électoral n’a encore été rendu public. Cette question défraye la chronique et la Céni continue de se pencher sur les difficultés qu’elle éprouve pour l’organisation de ces scrutins.

Au demeurant, l’opposition et d’autres forces vives ont opté pour les manifestations pacifiques en vue de faire entendre leur voix.

 

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