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L’interpellation de François Compaoré, un signal fort pour les auteurs d’assassinats en RDC

Écrit par D. Ngandu Mupompa le . Publié dans Société

La VSV salue l’arrestation, en France, de l’ancien conseiller à la présidence du Burkina-Faso et frère de Blaise Compaoré, impliqué pour le meurtre du journaliste Norbert Zongo.

L’organisation non gouvernementale de défense des droits de l’homme « La Voix des Sans Voix pour les droits de l’Homme (VSV) » exprime son soulagement et salue l’interpellation, depuis le dimanche 29 octobre 2017, à l’aéroport Charles-de-Gaulle de Paris, en France, de M. François Compaoré, conseiller à la présidence et frère cadet de M. Blaise Compaoré, ex-président du Burkina-Faso, par la police française.

Cela s’est passé lors son arrivée à bord du vol Air France AF 703, en provenance d’Abidjan, Côte d’Ivoire. Et ce, à la suite d’un mandat d’arrêt international émis par la justice burkinabé.

En effet, M. François Compaoré est poursuivi pour « incitation à assassinats » dans l’affaire « Assassinat  du journaliste d’investigations et directeur de l’hebdomadaire l’Indépendant, M. Norbert Zongo et ses trois compagnons d’infortune ». Ces derniers ont été tués le 13 décembre 1998 au sud du Burkina-Faso. La VSV relève que M. Norbert Zongo enquêtait sur la mort de M. David Ouedraogo, chauffeur de François Compaoré.

L’organisation de défense des droits de l’homme note que cette interpellation, longtemps attendue par la population  burkinabé, constitue un signal fort lancé à l’endroit d’autres pays africains qui excellent en toute impunité dans l’assassinat des journalistes et des défenseurs des droits de l’Homme (DDH).

Elle fait remarquer que c’est le cas de la République démocratique du Congo (RDC) où les auteurs et commanditaires des assassinats de nombreux défenseurs des droits de l’homme et des journalistes jouissent de l’impunité totale et se considèrent comme des intouchables, car protégés par le régime en place.

Justice pour les journalistes tués en RDC

La VSV saisit cette occasion pour en appeler aux autorités congolaises à se ressaisir et redorer  l’image de la République démocratique du Congo ternie dans l’affaire de l’assassinat, dans la nuit du  1er au 2 juin 2010, de deux défenseurs des droits humains, en l’occurrence Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, respectivement ancien directeur exécutif, chauffeur et membre effectif de la VSV, cruellement exécutés dans les installations de l’ex-Inspection générale de la Police nationale congolaise (IG/PNC), de Pascal Kabungulu de l’ONGDH « Héritier de la Justice » et des journalistes Serge Maheshe et Didace Namujimbo de la Radio Okapi, Franck Ngikye de la Référence Plus et son épouse, Bapuwa Muamba, etc.

Selon la VSV, la justice congolaise s’est érigée en obstacle durant sept ans dans l’affaire Chebeya et n’a pas voulu inculper le suspect n°1, l’inspecteur général John Numbi Banza Tambo, suspendu de ses fonctions à titre conservatoire, mais jouissant de tous les privilèges. Cela, en dépit de tous les éléments fournis par les parties civiles, notamment la plainte de la veuve Chebeya, les relevés d’appels téléphoniques, la déclaration du major Paul Mwilambwe, chargé de la sécurité à l’ex-Inspection générale de la Police nationale congolaise.

La VSV rappelle aux autorités congolaises que malgré leur détermination et leur mauvaise foi de protéger coûte que coûte les vrais auteurs et commanditaires des assassinats des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes précités (la liste n’est exhaustive), tôt ou tard la justice internationale finira par les rattraper.

En définitive, la VSV exhorte  les autorités françaises à extrader rapidement M. François Compaoré pour qu’il soit jugé et réponde de ses actes criminels conformément aux lois du Burkina Faso.

 

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