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Bukavu : le colonel Kayonga se rend à la Monusco

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans Online Dépêches

L’ex-coordonnateur de la cellule technique de lutte contre la fraude minière au Sud-Kivu, le colonel Abbas Kayongo, s’est rendu à la Monusco avec une cinquantaine de ses hommes, après quelques heurts entre ses miliciens et les forces loyalistes de la RDC.

D’après le fugitif, l’armée a investi tôt dimanche 05 novembre, sa résidence située au quartier Muhumba, dans la commune d’Ibanda à Bukavu (Sud-Kivu). Objectif : l’arrêter pour « manquement grave » dans l’exercice de ses fonctions sur ordre de Claude Nyamugabo, l’actuel gouverneur de cette province. Cet assaut intervient quelques jours après la suspensiondeAbbas Kayongo, le 2 novembre 2017. Ce dernier dit ne pas savoir justifier l’ampleur des dégâtsdes accusations portées contre lui.

Le matin du dimanche 5 novembre, des tirs intenses ont été entendus à Bukavu. Tout serait partie d’une opération militaire qui visait à neutraliser la garde d’Abbas Kayonga. Mais sur place, les éléments de l’armée régulière ont rencontré une farouche résistance de cette garde d’une quarantaine de militaires, tirant à l’arme lourde. Malgré tout, le fameux Abbas Kayonga s’est finalement rendu aux forces de la Mission de l’Onu en RDC (MONUSCO).

La grande question qui taraude l’esprit de tout observateur, est de savoir comment un individu, simple coordonnateur provincial d’une cellule de lutte contre la fraude minière, peut-il avoir plus de quarante éléments pour sa garde et disposant d’une artillerie lourde ? Et qui plus est, ces éléments armés ne sont pas contrôlés par les autorités militaires de la 33ème région militaire.

Pourquoi y a-t-il depuis longtemps ce laxisme de la hiérarchie militaire au Sud-Kivu parce qu’enfin de compte, Abbas Kayonga n’est qu’un ancien colonel, grade d’ailleurs qui n’est pas la sommité de l’armée ? Comment alors cet officier des FARDC, s’il faut le concéder ainsi, s’est retrouvé dans une structure civile comme agent de l’Etat mais en continuant de conserver sa garde militaire ? C’est sans doute une aberration impardonnable qui met en évidence les insuffisances de l’Etat congolais.

Qui est Abbas Kayonga ?

Ancien officier des Forces républicaines fédéralistes (FRF) de Michel Rukunda, une milice du Sud-Kivu qui déclare défendre les intérêts des Banyamulenge (Tutsi congolais), Abbas Kayonga fut un ancien garde du corps de Ruberwa Azarias. Ce dernier fera de lui sous le règne du RCD/Goma, coordonnateur de la cellule antifraude dans le Sud-Kivu sans qu’il soit démobilisé. C’est ainsi il a placé une quarantaine d’hommes, pour la plupart d’anciens FRF convertis aux FARDC pour sa garde rapprochée.

Mais Abbas est accusé de faire depuis longtemps le contraire de sa fonction officielle. Il aurait pris sous coulisses des coopérations avec les acheteurs des minerais rwandais pour leur fournir les minerais. Ce réseau maffieux connu par certaines autorités de Kinshasa qui recevaient des pots-de-vin, a été toléré par l’ancien gouverneur Marcellin Cishambo, que l’on accuse de l’avoir non seulement renforcé, mais surtout parrainé. Des camions de minerais traversaient ainsi vers le Rwanda frauduleusement, sous la bénédiction du coordonnateur de la Cellule de lutte contre la fraude minière. Véritable paradoxe !

Aux dernières nouvelles, on apprend que la Monusco a mis le colonel Koyonga Abbas et ses hommes à la disposition du gouverneur du Sud-Kivu.

 

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