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Mauvaise foi !

Écrit par (Le Potentiel) le . Publié dans A la Une

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a finalement rendu public le calendrier électoral. Celui-ci prévoit, en une seule séquence, l’organisation de la présidentielle, des législatives nationales et provinciales. Une publication qui a énervé non seulement l’opposition réellement acquise au changement, mais aussi une grande partie de l’opinion nationale.

En effet, les contraintes financières, logistiques, sécuritaires, légales et juridiques avancées par la Céni n’inspirent pas confiance quant à la réussite du processus électoral. L’application effective de ce calendrier électoral étant expressément menacée d’être renvoyée aux calendres grecques.

D’aucuns estiment que l’élaboration d’un tel calendrier, c’est de la provocation pure et simple du peuple congolais, qui n’est plus dupe du tout. Il sait bien que le président de la Céni roule pour le président de la République en place, qu’il entend maintenir au pouvoir jusqu’en 2021. Quitte à voir la suite après.

Les assurances données par le président de la Céni sont loin de convaincre. « Nous n’arriverons aux élections que nous attendons tous que si et seulement si nous posons des actes qu’il faut pour y parvenir », a laissé entendre le président de la Centrale électorale dans son mot de circonstance lors de la publication de son calendrier. Un chronogramme rejeté en bloc par les partisans de l’alternance qui ruminent d’indignation et de colère, notamment pour la convocation de l’électorat le 23 juin 2018 et la proclamation des candidats présidents de la République et députés nationaux le 19 septembre 2018. Sans occulter la campagne électorale qui ira du 22 novembre au 21 décembre 2018 et le serment à prêter par le président élu le 12 janvier 2019.

À tout prendre, la mauvaise foi du camp présidentiel est manifeste pour ce long et regrettable glissement électoral aux conséquences néfastes.

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