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Bruno Tshibala à la porte de sortie

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans A la Une

Le Premier ministre Bruno Tshibala est attendu de pied ferme à la chambre basse du Parlement non pas pour défendre le projet de budget 2017 mais plutôt pour s’expliquer sur le retard accumulé dans la transmission de ce document au Parlement. Son interpellation a été levée par la plénière le week-end passé. Sa tête est mise à prix, sans doute, au nom de l’apaisement et de la décrispation politique de manière à ouvrir la voie vers la formation d’un vrai gouvernement de large union nationale. Cela en application de l’Accord de la Saint Sylvestre.

La  terre est en train de se dérober sous les pieds du Premier ministre Bruno Tshibala. Et c’est à l’Assemblée nationale que se joue l’avenir de celui qui a succédé à Samy Badibanga au n°5 de l’avenue Roi Baudouin dans la commune de la Gombe. La semaine dernière, l’Assemblée nationale a, après échanges à huis-clos, levé l’option sur l’interpellation de Bruno Tshibala en rapport avec le retard qu’il a accumulé dans la transmission au Parlement du projet de budget 2018.

Bruno Tshibala joue sa survie. Il est désormais sur une chaise éjectable. Il y a des signes qui ne trompent pas. En donnant raison au député national Henri-Thomas Lokondo, auteur de l’interpellation, la chambre basse du Parlement a ouvert une procédure qui pourrait bien s’étendre jusqu’à la déchéance du gouvernement Tshibala. A ce propos, tous les scenarii sont possibles. Il n’est pas évident que le Premier ministre soit sauvé par une motion incidentielle comme c’est devenu la mode imposée par la MP à l’Assemblée nationale.Dans le contexte politique actuel, ses chances de survie fondent comme neige au soleil.

En effet, la Majorité présidentielle qui l’a toujours porté, après l’avoir débauché dans les rangs du Rassemblement, n’a plus d’estime pour un pion qui ne s’est pas montré à la hauteur. D’ailleurs, en pouvait-il être autrement ?  Et dire que la publication, le 5 novembre 2017, du calendrier électoral a fondamentalement changé la donne sur le plan politique. Dans ce nouveau puzzle, Bruno Tshibala ne rentre plus dans le dispositif de la MP. Le retard accumulé par le gouvernement dans la procédure relative au  dépôt du projet de budget 2018 est une aubaine pour la MP.

Quid ? En procédant ainsi, la MP entend jouer à l’apaisement suite aux pressions internes et internationales. Ainsi, le président Joseph Kabila a l’occasion de revenir aux dispositions pertinentes de l’Accord de la Saint Sylvestre qui recommandent, entre autres, la gestion consensuelle de l’après 2016. Pour le moment, il s’agit de recomposer le gouvernement en tendant la main au Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. 

A tout prendre, Bruno Tshibala est un fusible hors usage. Le retard dans le dépôt du projet de budget 2017 ne sert, de ce point de vue, que de prétexte pour la déchéance du Premier ministre.

L’Assemblée nationale au cœur des enjeux politiques

A l’Assemblée nationale, l’on est en face d’une pièce écrite d’avance.  La MP s’efforce maintenant de colmater les brèches qu’elle a délibérément créées sur la scène politique. La mise à l’écart de Bruno Tshibala sera suivie de l’annonce d’importantes mesures allant dans le sens de la décrispation politique. A ce propos, on s’attend à ce que le dossier Moïse Katumbi, condamné à l’exil par un jugement inique du tribunal de paix de Lubumbashi/Kamalondo, connaisse des avancées significatives, sans compter l’épineux dossier de dédoublement des partis politiques, dont le Rassemblement fait les frais.

On est donc parti pour une semaine très mouvementée sur le plan politique. Et comme toujours, c’est à l’Assemblée nationale que se régleront dans les tout prochains jours les grands dossiers politiques de l’heure.

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