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Levée du moratoire sur l’exploitation forestière : la Société civile environnementale s’inquiète

Écrit par St Augustin K. le . Publié dans Economie

Le gouvernement, à travers le ministère de l’Environnement et Développement durable, a levé l’option de lever le moratoire sur l’exploitation forestière. La Coalition nationale contre l’exploitation illégale du bois (CNCEIB) juge « précipitée et inopportune » cette mesure aussi longtemps qu’on n’aura pas encore défini la politique forestière et le zonage forestier.

La Coalition nationale contre l’exploitation illégale du bois (CNCEIB) se dit très préoccupée par l’option de la levée du moratoire prise par le ministère de l’Environnement et Développement durable alors que la condition liée à la programmation géographique des zones à affecter à l’extraction industrielle du bois d’œuvre n’est pas encore remplie. Aussi s’inquiète-t-elle de la manière dont ce dossier est traité par le ministère l’Environnement sans associer les parties prenantes à la prise de décision. C’est Me Alphonse Longbango, secrétaire national de la Coalition qui l’a fait savoir, le vendredi 1er décembre au cours d’un point de presse animé au siège du CODHOD, à Barumbu.

La Coalition appelle le ministère à faire preuve de responsabilité dans la gestion participative de ce portefeuille en convoquant sans délai les parties prenantes dans une réunion de concertation et d’évaluation pour traiter de la question.

D’autre part, elle formule le vœu de voir le ministère de l’Environnement, dans un bref délai, engager toutes les parties prenantes dans le processus de la politique nationale forestière et du zonage forestier avec les activités d’inventaires et d’aménagement forestiers, placés dans une approche d’aménagement du territoire.

Car, croit-elle savoir, la politique forestière devrait être élaborée bien avant la révision du code forestier. En même temps, la Coalition  interpelle le FONAREDD à ne pas vider son portefeuille sans financer les réformes essentielles que sont la politique forestière, le zonage forestier et la révision du code forestier.

Inconvénient de la décision

Dans le traitement de ce dossier, la Coalition appelle le ministère de l'Environnement à respecter les dispositions du décret n°05/116 du 24 octobre 2005 que le pays avait pris en toute souveraineté et qu’il doit remplir les conditions fixées souverainement par lui-même avant de lever ce moratoire. La Coalition reste disposée à y apporter sa contribution.

Pour Me Alphonse Longbango, l’inconvénient de cette mesure  consiste dans le fait qu’aujourd’hui le gouvernement n’a pas encore déterminé les espaces de productions prenantes de bois. « Le gouvernement doit nous dire s’il veut concéder de nouvelles concessions, à quel endroit. Il doit par ailleurs nous dire pourquoi il veut l’exploitation ou la conservation des forêts, et surtout nous communiquer sa vision. Cela doit être déterminé dans le texte. Le gouvernement doit surtout éviter d’exploiter ou de conserver la forêt pour le plaisir. Donc, il faut que le gouvernement  définisse sa vision de l’exploitation et la conservation forestière. C’est cela que nous appelons la Politique nationale forestière », a-t-il dit en substance.

L’exploitation sans définition de la Politique nationale forestière est source de conflits entre les exploitants forestiers et les communautés. Ce qui ne rend pas au gouvernement la tâche facile. Lorsqu’il y a des conflits, beaucoup d’entreprises forestières ferment, ce qui constitue un manque à gagner pour le gouvernement. Pour éviter que le conflit perdure, il faut vite penser à la programmation géographique qui déterminera les espaces à protéger.

La Coalition est d’autant plus inquiète que les premières réunions avec le ministère de l’Environnement n’ont donné aucun résultat. « Nous avons déjà tenu des réunions avec le ministère de l’Environnement, sans jamais nous mettre d’accord. Simplement parce que le ministère veut à tout prix lever le moratoire. Nous avons toujours dit que c’est le même ministère qui avait fixé les conditions à réaliser avant de pouvoir lever le moratoire. Aussi longtemps que les conditions ne seront pas réunies, le gouvernement ne devrait pas  décider de lever le moratoire », a-t-il regretté.

 

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