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Washington prêt à discuter avec Pyongyang "sans condition préalable", selon Tillerson

Écrit par Matshi le . Publié dans Internationale

Vous aviez dit que vous vouliez un dialogue direct avec les Etats-Unis ? Washington vous le concède et cela sans conditions, dixit Rex Tillerson en direction des Nord-Coréens.

Pyongyang a toujours voulu discuter avec Washington face à face. Depuis mardi 12  décembre, la réponse américaine est tombée, par la bouche de son secrétaire d’Etat. Mieux attitré.

 En effet, lesEtats-Unis sont prêts à entamer des discussions avec la Corée du Nord « sans condition préalable ».

Toutefois, ils restent déterminés à obtenir par tous les moyens, y compris militaires, que Pyongyang renonce à l'arme nucléaire, a déclaré mardi le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson.

Alors qu’on s’y attendait le moins, la Russie et la Chine ont salué mercredi ses déclarations qui semblent assouplir la position de Washington.

Mais il s’agit  là d’une déclaration  américaine à prendre avec des pincettes. Le signal est venu de la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Huckabee Sanders. Elle a assuré mardi même que le président Donald Trump « n'a pas changé de position sur la Corée du Nord », même si elle n’a pas précisé cette précision.

On sait cependant que  par le passé M. Tillerson s'était fait publiquement rabrouer par M. Trump pour avoir évoqué l'existence de « canaux de communication » pour « sonder » les intentions du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un en vue d'un éventuel dialogue. « Il perd son temps à négocier », avait tweeté M. Trump début octobre.

Mais cela n’empêche pas que le Kremlin ait  « salué un changement de ton constructif » de Washington avec des déclarations « beaucoup plus satisfaisantes que la rhétorique de confrontation que nous entendions jusque là », selon son porte-parole Dmitri Peskov.

Raison sans doute,  la Chine, en termes toutefois plus mesurés que Moscou, a pris note des déclarations de M. Tillerson et espéré que les Etats-Unis et la Corée du Nord vont entreprendre « des pas significatifs vers le dialogue », selon le porte-parole des Affaires étrangères Lu Kang.

L’arrogance nord-coréenne

Au moment-même où M. Tillerson faisait cette annonce, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a, lui, alimenté la guerre des mots de ces derniers mois en assurant vouloir faire de son pays « la puissance nucléaire et militaire la plus forte au monde ». Ce qui n’est pas de nature à apaiser la tension au Moscou et Beijing  souhaitent.

Mais pour certains observateurs, cela  n'empêche pas Pyongyang d'être « d'accord pour considérer qu'il est important d'éviter une guerre avec les Etats-Unis », notamment selon le secrétaire général adjoint de l'ONU aux Affaires politiques, l'Américain Jeffrey Feltman.

Le responsable de l'ONU a rendu compte mardi à huis clos au Conseil de sécurité de l'ONU de son séjour la semaine dernière en Corée du Nord, à l'issue duquel Pyongyang avait accusé les Etats-Unis de « chantage nucléaire ».

Pourtant, on sait que jusqu'ici, l'administration de Donald Trump avait toujours affirmé que d'éventuelles négociations avec la Corée du Nord ne pourraient se tenir, à terme, qu'à condition d'avoir comme objectif la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Ainsi, que Washington ait mis de côté les conditions, cela est une preuve qu’il y a changement dans le comportement. Une balle que Pyongyang devrait saisir au bon.

Puisque pour Pyongyang, « Il n'est pas réaliste de dire "nous allons discuter avec vous seulement si vous venez à la table des négociations prêts à abandonner votre programme" » nucléaire.

Or, une nuancé a été introduite mardi par Rex Tillerson lors d'une conférence à Washington. « Ils ont bien trop investi là-dedans », a-t-il estimé au sujet du développement de missiles intercontinentaux et d'armes nucléaires par le régime de Pyongyang.

Sans condition préalable

« Nous sommes prêts à discuter dès que la Corée du Nord voudra discuter », a-t-il poursuivi. « Nous sommes prêts à tenir une première réunion sans condition préalable ».

Si donc Trump est imprévisible, continuer à le prendre pour tel et ne pas saisir l’occasion de discussions sans préalables serait encore une erreur grave selon certains spécialistes qui pensent dans la crise américano-coréenne il n’y a que deux alternatives : négociations ou la guerre. Mais à qui profitera celle-ci ?

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