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Une nouvelle étude esquisse niveau de la performance des banques en RDC

Écrit par Olivier Kaforo le . Publié dans Economie

Le secteur bancaire joue un rôle prépondérant dans l’élan de développement de la République démocratique du Congo (RDC). Pour espérer à un lendemain meilleur, les parties prenantes du secteur ont l’obligation de très bien jouer leurs rôles.

En termes d’inclusion financière, le secteur bancaire congolais peine à évoluer et stagne avec un taux de bancarisation autour de 6 %. C’est l’une des conclusions auxquelles sont parvenus les experts du cabinet d’audit « Deloitte », dans une étude menée dans le secteur bancaire congolais entre 2015 et 2016. Intitulée « Etude sur le secteur bancaire en République démocratique du Congo (2015-2016) », cette récente étude esquisse la vie du secteur bancaire en RDC pendant la période sus indiquée.

Il ressort principalement de cette étude des constats pertinents pouvant mener à d’autres études pouvant favoriser un bon fonctionnement du secteur bancaire congolais. Parmi ces constats, les experts notent un taux de bancarisation se situant toujours autour de 6 %, la moyenne de l’Afrique sub-saharienne étant de 25 %.

 

Le coefficient du secteur bancaire a connu une augmentation du coefficient d’exploitation pendant la période sous examen. Il est ainsi passé de 77 % à 79 %, creusant encore l’écart avec celui des pays de la zone CEMAC ou UEMOA (- 65 %). L’étude note également une bonne croissance du produit net bancaire (PNB), soit 22 %, signe que la création de richesse en 2016 est meilleure qu’en 2015 (5 %).

 

Quant au paysage bancaire en RDC, l’étude répertorie un paysage hétérogène fortement concentré et sérieusement impacté par la dépréciation de la monnaie nationale en 2015. Le secteur est ainsi composé de 18 banques commerciales opérationnelles dont deux mises sous tutelle de la Banque centrale du Congo (BCC), regroupées en trois catégories. Les banques locales, les banques internationales et les banques panafricaines.

 

De manière générale, affirment les experts, les agrégats du secteur ont connu une croissance entre les exercices 2015 et 2016, quoique ces performances soient globalement plus faibles par rapport à celles des années précédentes. Le total bilan a crû de 31% en 2016. Cependant, cette croissance est essentiellement expliquée par la dépréciation de la monnaie nationale.

 

Autre agrégat, l’on signale qu’il y a eu 17% de croissance des fonds propres entre 2015 et 2016, même si elle est plus faible comparée à celle réalisée entre 2014 et 2015 (41%). Les crédits octroyés à la clientèle ont crû en 2016 (38%), qui est due majoritairement à l’appréciation du dollar américain, devise de la grande partie des crédits.

 

Une simple apparence ?

 

Toutes ces progressions, nuance l’étude, sont à relativiser à cause de l’effet de la dépréciation de la monnaie nationale. « En effet, le franc congolais s’est déprécié de 31% face au dollar américain entre 2015 et 2016, conduisant ainsi à une appréciation de certains postes du bilan dont la composition est majoritairement en USD. Il s’agit des postes tels que les crédits (plus de 90% en USD), les dépôts (82,8% en USD), la trésorerie, les opérations interbancaires et, par ricochet, le total bilan », précise l’étude.

 

Au sujet de la création de la monnaie par l’octroi des crédits, le constat est satisfaisant. Les banques locales accentuent leur écart face aux banques panafricaines dans l’octroi des crédits : 44 % de croissance contre seulement 29% entre 2015 et 2016, pour atteindre CDF 1,3 milliards. Les banques panafricaines se situent à CDF 1,1 milliards tandis que les banques internationales, qui ont tout de même connu la meilleure croissance annuelle, sont très loin derrière (soit CDF 169 millions seulement).

 

L’année 2016 a été une année noire en ce qui concerne le résultat net. En effet, une baisse de 66% a été relevée en 2016, par rapport à 2015. FBNBank, Standard Bank (pertes systématiques depuis 2013), Acces Bank et Advans Banque ont réalisé des pertes colossales en 2016 et, pour la plupart, une première expérience négative au courant des trois dernières années.

 

Quant au Produit Net bancaire, l’étude indique que la marge d’intermédiation se révèle comme la composante la plus prépondérante dans la composition du PNB des banques. Une analyse approfondie du PNB fait ressortir le coût élevé des ressources : les intérêts et les commissions payés ont augmenté de 56% et 84% respectivement, alors que les intérêts et commissions perçus n’ont crû que de 28% et 30% en 2016.

 

Quant au total des fonds propres affiché par les banques du secteur, l’étude démontre qu’il a progressé de 17% au 31 décembre 2016, comparé à la même période de l’année précédente. Ici, les banques locales détiennent plus de 50% du total des fonds propres de l’ensemble du secteur.

 

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