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Kinshasa : 713 cas de morsures des animaux de compagnie enregistrés en 2017

Écrit par FL NL-NS le . Publié dans Société

Huit cent quarante quatre cas de morsures des animaux de compagnie ont été enregistrés en 2016, contre 713 cas en 2017. Cette diminution fait suite à la mini campagne de sensibilisation  de vaccination de ces animaux au niveau de la capitale.

La présence des animaux dits de compagnie, c’est-à-dire les chiens, chats, lapins, singes …, est observée de plus en plus dans les rues de la ville de Kinshasa. Seulement voilà, cette présence n’est pas sans soulever des inquiétudes dans la population à l’idée que ces animaux peuvent être à l’origine des morsures.

Afin d’éviter que la population en soit victime, il est formellement interdit le vagabondage de ces animaux sur la voie publique. Dès lors, les propriétaires de ces animaux doivent prendre des dispositions pour se conformer à la loi y afférente. Mais, c’est tout le contraire qui est pourtant constaté sur le terrain.

En effet, foulant aux pieds cette loi, certains  propriétaires n’enferment pas ces animaux dans leurs parcelles. Libres, ces animaux errent sur la voie publique, créant la panique dans la population. La suite se révèle dramatique pour des personnes qui sont victimes des morsures des chiens atteints de rage.

En 2017, 713 cas de morsure ont été enregistrés dans la capitale, rapporte l’Agence congolaise de presse (ACP), citant le Dr Kasongo Epaya, médecin vétérinaire, chef de service à l’Office de vaccination et contrôle rabique (OVCR) à la clinique vétérinaire de Kinshasa.

Selon le Dr Kasongo Epaya, le nombre de morsures de ces animaux en 2017 a connu une diminution par rapport à l’année 2016 au cours de laquelle on a enregistré 844 cas de morsure.

Cette diminution, a expliqué le médecin vétérinaire, fait suite à la mini campagne de sensibilisation de vaccination des animaux de compagnie au niveau de la ville de Kinshasa.

Il a indiqué que suite à cette campagne, la population commence à prendre conscience du danger qui la guette en vivant avec ces animaux et s’active à les faire vacciner.

Dans la pratique vétérinaire, l’homme mordu par le chien et atteint par la rage doit suivre le traitement complet d’un mois, rappelle-t-on. Si le chien n’avait pas la rage, le traitement est de moins d’un mois. Le Dr Kasongo est formel à ce sujet : « La vaccination se fait avant la maladie. Si l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) confirme que le chien a la rage, automatiquement il est mis à mort ». La période d’observation du chien est nécessaire pour connaître si l’animal est malade.

En pratique, on laisse passer vingt-et-un jours, afin d’observer l’animal et de confirmer s’il est malade ou pas ainsi que de déterminer la durée du traitement.

La campagne de vaccination, selon les statistiques du service de l’Office de vaccination et contrôle rabique, a révélé que le taux de mortalité a diminué en 2017 avec deux cas de décès d’homme et un cas de chien enragé, tandis qu’en 2016 il y a eu onze cas de décès d’hommes.

 

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