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L’ambassadeur de Belgique à Kinshasa en « consultation politique » à Bruxelles

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans Provinces

L’ambassadeur de Belgique en République démocratique du Congo, Bertrand de Crombrugghe, est en « consultation politique » auprès de son gouvernement à Bruxelles. Un diplomate européen en place à Kinshasa ayant requis l’anonymat a confirmé cette information même s’il n’y a pas encore une communication officielle de l’ambassade de Belgique en RDC.

 

« Monsieur l’ambassadeur est pour le moment en Belgique pour des consultations politiques avec son gouvernement », a confié un diplomate européen en place à Kinshasa au quotidien Le Potentiel. Selon la même source, ce déplacement fait suite à la situation « tendue » entre Kinshasa et Bruxelles.

 

« C’est en rapport avec les notes verbales du ministère des Affaires étrangères de la RDC adressées à la Belgique portant sur la fermeture de la Maison Schengen à Kinshasa et la fermeture de l’Agence belge de développement (Enabel) », a dit ce diplomate européen qui soutient que très vite la Belgique pourra donner sa réaction depuis Bruxelles à l’issue des consultations politiques qui s’y déroulent.

 

«Le ministère des Affaires étrangères et Intégration régionale de la RDC,… faisant suite aux déclarations des responsables de la politique extérieure belge du 4 janvier 2018 et du 10 janvier 2018 de suspendre la coopération bilatérale d’Etat à Etat avec la République démocratique du Congo et de réaffecter le financement disponible à l’aide humanitaire, a l’honneur de signifier au gouvernement belge que la nouvelle agence belge de développement (Enabel) n’a plus sa raison d’être en RDC et, dès lors, lui demande de tirer les conséquences qui s’imposent », indique la note verbale du 24 janvier du ministère des Affaires étrangères de la RDC adressée au gouvernement belge.

 

Dans la même note, le ministère des Affaires étrangères de la RDC a informé le gouvernement belge de « sa décision de fermer dans un bref délai la Maison Schengen à Kinshasa ».

 

 

 

Les « Noko » deviennent des « cousins »

 

Au cours de la conférence de presse tenue le vendredi 26 janvier au Palais de la nation, le président de la République, Joseph Kabila, loin de fléchir la position de la RDC, a enfoncé le clou en soutenant que cette note verbale relève de la « réciprocité ». Le chef de l’Etat congolais est allé jusqu’à accusé le gouvernement belge de « complicité » contre la RDC.

 

Dès lors, Joseph Kabila voudrait désormais que les Belges soient considérés comme des « cousins » et non plus comme des « oncles » (Noko en lingala, langue parlée à Kinshasa). En Afrique, un oncle est un parent à qui on voue un profond respect. Mais un cousin, c’est un frère avec qui on a un respect mutuel mais qui est considéré comme un équivalent, quelqu’un avec qui on peut traiter d’égal à égal.

 

Cette métaphore du chef de l’Etat congolais est pour signifier que la RDC entend désormais traiter d’égal à égal avec non seulement la Belgique mais aussi avec le reste du monde. Kinshasa, selon Joseph Kabila, n’entend pas fléchir sa position avant que ses partenaires ne reconsidèrent la leur. Dès lors, Bruxelles et le reste de la communauté internationale doivent « respecter » la République démocratique du Congo comme un Etat souverain, malgré ses faiblesses conjoncturelles. C’est la quintessence de la sortie médiatique du vendredi 26 janvier de Joseph Kabila.

 

 

 

La foudre de l’UE…

 

La Belgique est ainsi prévenue. Mais, dans ce bras de fer, Kinshasa risque de sortir perdant. En touchant à la Maison Schengen, Kinshasa n’a pas seulement sanctionné la Belgique mais tous les pays européens de l’espace Schengen. Autant dire que Kinshasa va faire face à toute l’Union européenne. Les 27 de l’UE sont  sur un ensemble de valeurs démocratiques dont le respect des droits de l’Homme.

 

En mai 2017, l’Union européenne a sanctionné des personnalités civiles et militaires de la RDC coupables de violation des droits humains et ou de persécution du processus démocratique en cours dans le pays. Il va sans dire que l’UE, face aux méthodes fortes que Kinshasa compte poursuivre pour mâter toute contestation de l’Opposition, va prendre partie du peuple congolais présentement opprimé par ses propres dirigeants.

 

Donc, Kinshasa devra s’attendre à la foudre de l’UE dans les jours à venir, non seulement en solidarité avec la Belgique mais surtout pour sanctionner un régime qui foule au pied les droits et libertés élémentaires des citoyens.

 

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