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Refus des billets de 5 000 Fc à la Regideso : la BCC doit intervenir

Écrit par Olivier Kaforo le . Publié dans Economie

Les paiements des factures de consommation d’eau deviennent parfois une épreuve difficile. Des agents se permettent de refuser des billets de banques ayant encore cours légal et déclarés valides par l’autorité monétaire. S’agit-il d’un excès de zèle ou quoi ?

Certains billets de 5 000 francs congolais sont inadmissibles aux guichets de la Régie de distribution d’eau (Regideso), la société de l’Etat en charge du traitement et de la distribution d’eau potable en République démocratique du Congo. Une irrationalité que d’aucuns qualifient de méchanceté. Ici, les billets de 5 000 Fc portant les mentions RC et RG ne sont pas les bienvenus. Pourtant, l’Institut d’émission a suffisamment communiqué à ce sujet.

Les abonnés se retrouvent dans l’impossibilité d’honorer leurs facteurs de consommation mensuelle, si la transaction doit se faire avec ces billets incriminés à tort. Cela, par la volonté de quelques zélés. Ce qui n’est pas normal. Pour mettre fin à cette situation, la Banque centrale du Congo (BCC), en tant qu’autorité monétaire, est invitée à faire la lumière.

Interrogés, les agents, commis aux guichets, affirment que la hiérarchie de l’entreprise n’a jamais songé à l’achat d’une machine servant à la détection de faux billets. Et face à la présence de faux billets sur le marché, La Regideso a choisi de refuser, par principe, ces billets qu’elle juge douteux. D’autres caissiers accusent les guichets des banques commerciales qui, selon eux, refusent certains billets de 5 000 Fc, sans motif valable. Chaque fois que des billets sont rejetés par la banque, on-t-ils ajouté, l’employeur impute la perte au percepteur. C’est ce qui justifie parfois le refus des billets de banque.

« On ne peut comprendre que quelques individus décident de boycotter les billets de banque simplement par leur sot d’humeur. En principe, lorsqu’un billet de banque est suspecté, la règle voudrait que l’on fasse recours à la machine ultraviolette pour distinguer le vrai billet du faux. Malheureusement, au guichet de la Regideso où nous nous rendons, cette machine est inexistante. Même le compteur de billets est également absent. Le comptage se fait manuellement alors que nous sommes à l’heure de la modernité. C’est inadmissible », a fustigé un abonné sous le sceau de l’anonymat.

Avec la mondialisation où les nouvelles technologies gagnent de plus en plus du terrain, l’on ne peut imaginer que l’argent de l’Etat soit mis entre les mains des individus. La modernité voudrait que ces fonds soient versés dans le compte bancaire de l’entreprise, tel que cela se passe sous d’autres cieux. L’abonné, lui, ne pourra alors présenter qu’une preuve de paiement lors du contrôle.

Curieusement, une grande société de l’Etat de la trempe de la Regideso est incapable de renvoyer ses abonnés aux guichets d’une banque commerciale pour la perception de ses recouvrements. L’on se croirait vraiment au Moyen âge. Les autorités de tutelle sont ainsi invitées à mieux examiner cette question. Sinon, rien ne sert à crier à longueur de journées que l’on aspire au changement.

A la Banque centrale du Congo, l’on s’égosille à éduquer l’opinion sur les signes distinctifs permettant de distinguer les vrais billets des faux. 

« La contrefaçon n’est pas seulement une affaire du franc congolais. Le contrefacteur peut opérer sur n’importe quelle monnaie de son choix. En termes de contrefaçon, le dollar américain et l’euro sont des monnaies les plus contrefaits du monde. La contrefaçon évolue de paire avec la technologie. A la BCC, l’on consacre d’importantes ressources à la lutte contre la contrefaçon du franc congolais », a déclaré le responsable de la direction de la trésorerie à la BCC, Mulumba Musafiri.

Parmi les méthodes pouvant amener à la détection des billets contrefaits, l’on indique le filigrane, le fil de sécurité à fenêtre, le repérage à l’épair, le fond de sécurité, la numérotation fluorescente ainsi que les fibres marbrées.

Pour les billets de 10 000 Fc  et 20 000 Fc par exemple, il est conseillé de se rassurer que sur le filigrane, la tête de léopard est visible uniquement par transparence, à contre-jour. En dessous, il s’observe la valeur de la dénomination très contrastée.

Sur le vrai billet de franc congolais à valeur faciale élevée, le fil de sécurité à fenêtre apparaît au verso du billet sous forme d’une bande sombre, portant des micro-écritures avec codification automatique et variation des teintes.

Concernant la numérotation, sous le rayonnement ultraviolet, le numéro rouge devient fluorescent-orange et le noir se transforme en fluorescent-vert.  

Si l’on n’y prend garde, l’opinion risque de décider de la démonétisation de certains billets sans attendre l’aval de l’autorité monétaire. Dans certains coins de la capitale, il est difficile de s’acheter un bien avec des billets de 5 000 Fc ainsi qu’avec d’autres billets à valeur faciale élevée.

 

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