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L’Onu alloue 7,8 millions USD pour répondre aux besoins humanitaires au Nord-Kivu

Écrit par Stanislas Ntambwe le . Publié dans Online Dépêches

La Mission de l’Onu pour la stabilisation en  en République démocratique du Congo (RDC), en collaboration avec l’équipe-pays et l’équipe humanitaire de l’Onu, ont décidé d’allouer 7,8millions de dollars américains sur les fonds humanitaires pour l’Est, en vue de répondre aux besoins humanitaires au Nord-Kivu.


Selon le représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’Onu en RDC et coordonnateur humanitaire, Moustapha Soumare, « une partie de ce fonds devra permettre la réalisation des projets prioritaires, notamment accompagner le retour des populations dans les zones de Pinga, Masisi, Rutshuru… »

Moustapha Soumaré qui vient de clôturer une mission de deux jours au Nord-Kivu dans le cadre de l’évaluation des besoins humanitaires, a affirmé vendredi 13 décembre 2013 à Radio Okapi que « nous avons décidé d’allouer 5,1 millions USD pour aider l’accompagnement du retour des populations déplacées au Nord-Kivu. Et 1,5 million de dollars pour combattre le choléra et la rougeole dans le Katanga ».

Il pense que pour rétablir l’autorité de l’Etat dans les zones qui sont libérées et qui étaient pendant des années sous contrôle des groupes armés, il faudrait mener les activités à très court terme, l’accompagnement du retour des populations étant une des premières de ces activités qu’il faudrait mener. Mais aussi, permettre à la police et à la justice de fonctionner normalement.

Ces activités s’inscrivent dans le cadre de concepts dits de « stabilité ou ilots », où la Monusco, les humanitaires et les autorités congolaises travaillent en synergie pour répondre aux besoins des populations.

Au cours des discutions de deux jours au Nord-Kivu, les participants ont échangé sur comment faire le lien entre les activités à très court terme (ce qu’il faut faire pour aider les populations à retourner) et rétablir l’autorité de l’Etat. Et ensuite, « commencer à penser aux autres activités  comme le développement des écoles etc. qui elles, sont des activités à long terme », a souligné le coordonnateur humanitaire.

En ce qui concerne la restauration de l’autorité de l’Etat, Moustapha Soumaré indique qu’il faudra aussi permettre à la police et la justice de bien travailler. Ce qui, selon lui,  permettra de créer les conditions qui favorisent tous les processus de relèvement précoce et du développement.

Cependant, en dépit de la volonté ferme des autorités provinciales et nationales de mettre en route la réalisation de tous ces projets de développement, Moustapha Soumaré sollicite aussi l’implication de la Société civile, des jeunes et des femmes de la province pour que la restauration de l’autorité de l’Etat soit effective, étant donné que les autorités provinciales n’ont toujours pas la main mise, comme le pouvoir central, sur tous les projets à exécuter.

« C’est toute la population qui devrait se lever. Il ne faudra pas simplement dire que l’on attend que le gouvernement fasse quelque chose. Il y a des possibilités même au niveau des secteurs privés, ils doivent faire quelque chose pour laquelle tout le monde doit être engagé ».

Par ailleurs, les participants à ces travaux de deux jours ont décidé d’aller en provinces tous les trimestres, pour tenir leurs réunions. « Cela nous permettra, précise Moustapha Soumaré, non seulement d’avoir ce genre de discutions de façon très concrète avec les autorités, mais aussi, de voir quelles sont les réalités de terrain et qu’est-ce qu’on peut faire ensemble. Quand on parle de + Unis dans l’action+, au sein du système des Nations Unies, c’est bien de cela qu’on parle ».





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