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Mines, hydrocarbures, transcom : l’offensive de la France

Écrit par Le Potentiel le . Publié dans A la Une


Aucun domaine n’a échappé à l’attention de deux parties : les mines, les hydrocarbures, le transport dans toutes ses déclinaisons, les services… La France et la RDC, deux géants de l’espace francophone, ont tenté de parler le même langage, le langage des affaires pendant une semaine. La cinquième puissance économique mondiale et le premier potentiel africain se sont redécouverts sous de nouvelles approches. De part et d’autre, des opportunités se sont manifestées. La diplomatie économique de Hollande est une redoutable offensive qui impose une redistribution des rôles sur l’échiquier économique congolais, africain.



L’expertise et la grande expérience françaises en matière d’exploitation minière, des hydrocarbures ont fait prospérer les économies dans plusieurs pays à travers la planète. En RDC, la France est déterminée à passer du simple service minimum, à une vraie influence dans le secteur de l’économie.
Cette volonté s’est matérialisée à la suite de l’organisation de la Semaine française de Kinshasa qui s’est tenue du lundi 26 au vendredi 30 mai 2014 à la Halle de la Gombe.

Une trentaine d’entreprises ont pris d’assaut les lieux. Cette limitation, à en croire le directeur exécutif de la Chambre de commerce France-RDC, était dictée du fait que « le site est contigu ». « Toutes les demandes n’ont pas été satisfaites » a révélé Franck Meriau. Visiblement, les organisateurs voulaient marquer la différence avec la FIKIN qui reçoit plus d’exposants. Les statistiques obtenues font état de plus d’un millier de visiteurs par jour.

L’objectif poursuivi était de briser les réticences constatées dans le chef des opérateurs économiques et investisseurs français. « Palper les réalités du terrain, au lieu de se contenter des rapports - Doing Business - et autres, permet de se faire d’autres critères d’appréciation du risque d’investir en RDC », a confié un participant venu de la France. Cette stratégie montée par le gouvernement français, mise en application par la représentation diplomatique de Kinshasa, particulièrement le conseiller économique, a également bénéficié de l’apport de la Chambre de commerce et d’industrie RDC-France.

Diplomatie économique, un changement radical

Classé parmi les 15 pays économiquement prioritaires pour la France, la RDC pèse lourdement dans la balance des rapports des affaires de l’Hexagone. Le changement apporté par le président Hollande et le ministre Laurent Fabius est considérée par de nombreux observateurs à Kinshasa comme un tournant décisif. La France des affaires se veut de plus en plus présente et active dans le pays qui présente le plus grand potentiel du continent. Ce changement d’approche et de priorités est une démarcation profonde.

En RDC, les entreprises françaises sont non seulement présentes, mais elles se positionnent de manière décisive dans la relance de l’activité économique. « Orange Télécom » a investi l’espace de la téléphonie mobile et de l’Internet. Total est actif dans l’exploration pétrolière dans l’Est du pays où il est attendu un boum dans un proche avenir. Alpha Airport s’active sur le marché de la construction de la nouvelle aérogare provisoire de N’Djili, dans le respect strict des standards en la matière. Alstom, quant à elle, est très avancée dans les travaux de réhabilitation des turboalternateurs sur le site hydroélectrique d’Inga et sur le barrage de Nseke dans le Katanga. La firme Bouygues tient la logistique du projet Rangold dans la Province Orientale. EDF agit en RDC comme ingénieur-conseil dans le mégaprojet de développement du site hydroélectrique d’Inga, doté d’un potentiel de 44 000 mégawatts.

Dans les hydrocarbures, la firme française Perenco reste la seule qui extrait le brut congolais sur le littoral ouest, dans le Bas-Congo. RATP-Sytra mettent leur expertise à la disposition du projet Transco, qui offre le service de transport en commun dans la ville de Kinshasa.

Par ailleurs, la présence du groupe Castel en RDC, avec une gamme variée de produits offerts durant des années, reste toujours appréciée des consommateurs.

Des milliards d’investissements en perspectives

Les perspectives sont plutôt heureuses pour les investissements français en RD Congo. Des projets bouclés produiront des effets dans les tout prochains jours. Le plus important parmi les investissements français à venir, on inscrit le projet du train urbain qui partirait de la Gare centrale à l’aéroport de N’Djili.

A sa phase finale, selon des sources crédibles, le rail s’étendra jusqu’à Maluku. Le coût de l’investissement serait de l’ordre de 900 millions USD. Un travail de relèvement du niveau des rails serait envisagé. Les entreprises de transport notamment Air France s’est positionné pour la nouvelle compagnie nationale d’aviation Congo Airways.

De même, le Groupe Bolloré dont les appétences pour la  gestion des ports et leurs annexes ne sont plus un secret serait en voie de gagner le port de Matadi, voire la SCTP, l’ex-Onatra.

En additionnant toutes ces annonces, on est droit de s’attendre à des investissements de l’ordre de plusieurs milliards des dollars américains que les firmes françaises pourraient  apporter à la RDC.

La RDC et la France qui parlent la même langue, parlent maintenant, ils ont adopté le même langage, celui des affaires. L’amélioration des infrastructures et du climat des affaires inciterait davantage d’investisseurs.

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